LES ASSERMENTÉS
voyaient déjà à la tèle d'une des grandes églises de la capitale.
Pour ceux-ci, l'ambition procédait de passions méprisables, de l'orgueil, de l'avarice ou de Tenvie, et le jour où l'église constitutionnelle ne leur procurera plus le moyen de satisfaire leurs basses aspirations, ils mettront leur jeu sur une autre carte, et se feront révolutionnaires. Mariés, concussionnaires, traîtres à leurs serments, ils poursuivront de leurs vengeances féroces tous ceux dont la constance sera la condamnation de leur apostasie. On connaît les abominations ilos fameux conventionnels Ichon, Paganel, Ysabeau, Laplanche, Lakanal, Le Quinio, Monestier, Simond, La Salcelte, Bassal, de Lanneau, Chasles, Chabot, qui tous étaient des prêtres défroqués ; parmi les évoques issus de la constitution civile, on compte aussi un frrand nombre d'apostats, parmi lesquels il faut citer Massieu, de l'Oise, Minée, de la Loire-Inférieure, Thibault, du Cantal, Huguet, de la Creuse, Lindct. de l'Eure, Gay-Vernon, de la Haute- Vienne, Pontard, de la Dordogne ^ A Paris, sans parler de Gobel, nous trouvons une dizaine de ces ambitieux déçus qui se jettent dans les partis extrêmes et nous épouvantent })ar leurs fureurs. Nous connaissons Aubert et Bernard, de Sainte-Marguerite ^ ; c'est ce dernier qui, comme officier municipal, conduira Louis XVI au supplice. — Roux et Faverolles, de Saint-Sulpice 3, Chas-
1. Ptsjini y Rifpertoire de l'Episcopat constitutionnel, pp. 99-100; i30-i39; 176-17(3; i83-i8ii ; 389-292; /'ia0-'i27 ; /|28-43o.