‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 157 sur 364 · ÏA FÊTE-DIEU EN · texte numérisé non relu

ÏA FÊTE-DIEU EN

les dénonciateurs : deux au moins des curés, MM. Chevalier, de Saint-Gervais, et Trianon, de Saint-Jacques, furent arrêtés pour ce motif et faillirent être guillotinés ^ .

La population parisienne tenait, on le voit, à ses fêtes religieuses : nous avons parlé des processions de la Fête-Dieu, qui se firent jusqu'en 1793, avec la même pompe que les années précédentes ; la seule différence fut que la Convention s'abstint d'envoyer une députation suivre celle de Sainl-Germain-l'Auxerrois ; elle décida seulement qu'elle ne tiendrait pas de séance le 3o mai, afin de permettre à ceux de ses membres qui le désireraient d'assister à la cérémonie religieuse -. Ce fut d'ailleurs la dernière fois que l'Assemblée manifesta quelque déférence pour les usages religieux : dorénavant, quand elle s'occupera des prêtres, ce ne sera plus que pour les persécuter.

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