‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 176 sur 364 · I. Journal de la Montagne, n" ,Gi, brumaire an II · texte numérisé non relu

I. Journal de la Montagne, n" ,Gi, brumaire an II

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posait à aller à Notre-Dame pour la fête de la Raison, et les pétitionnaires ne purent que les y suivre. Ils Tevinrent le jour suivant : on voit au Bulletin que la pétition avait été reçue, mais que l'Assemblée ne l'avait pas renvoyée aux Comités compétents ^ ce qui revenait à un enterrement de première classe. Chabot avait pris la parole pour dire qu'il ne fallait rien précipiter et Thuriot ajouta qu'en attendant que l'opinion se fût prononcée, il fallait non seulement continuer les traitements existants, mais accorder une pension aux prêtres qui, renonçant à leurs fonctions, allaient se trouver sans ressources. Cette proposition ne sera discutée que le 2 frimaire, et Danton, rentré la veille d'Arcis-sur-Aube, interviendra dans la discussion pour combattre la suppression des traitements : il ne fallait pas, d'après lui, pousser les prêtres à bout, et faire de la France une grande Vendée. — Levasseur insista pour qu'on votât un secours aux abdicataires ; il insinua que seule la crainte de la misère retenait bien des hésitants, ce qui revient à dire que, pour avoir des apostats, il fallait y mettre le prix. Celte disposition fut convertie en décret.

Le 22 brumaire, Léonard Bourdon qui n'avait pas pu décider les 48 sections à défiler en chappes et en chasubles à l'Assemblée, reprit son idée sur un plus petit pied et amena sa section, celle des Gravilliers, en cortège burlesque; les citoyens arrivèrent vêtus d'ornement sacrés et portant les objets du culte, au son de la Carmagnole et de Marlborough s'en va-l-en guerre ;

i. J. Guillaume, Etudes révolutionnaires, a* série, pp. iG4~i65.

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