‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 198 sur 364 · PRÊTRES CONSTITUTIONNELS · texte numérisé non relu

PRÊTRES CONSTITUTIONNELS

émigrés. A Montrougc, un établissement analogue était occupé par des prêtres ^-

En dehors de ces moments difficiles, on pouvait, avec beaucoup de prudence, passer inaperçu et une partie des condamnés furent perdus par desanimosités particulières. M. Bénière nous en a fourni un premier exemple : deux apostats de la banlieue, Thommeret, de Noisy-le-Sec ^, et Bourdeaux, de Yaugirard 3, sont dans le même cas et aussi le curé de Courbcvoie, Pierre Hébert, qui, lui, n'était ni apostat, ni même jureur : c'était au contraire un des prêtres de la banlieue qui avaient pris position le plus nettement contre le serment. Obligé de quitter sa paroisse, il vivait très retiré dansTlle-Saint-Louis : des vengeances privées l'y poursuivirent et il fut condamné à mort, le 7 thermidor *.

Un autre curé de la banlieue, M. Lartigue, de Fontenay-aux-Roses, fut condamné le 27 floréal ; il avait prêté serment, mais s'était rétracté.

Parmi les prêtres assermentés, qui furent guillo tinés, j'ai déjà cité M. Brongnart, de Saint-Nicolas-du- Chardonnet, qui avait refusé de déférer à l'arrêté de la section du Jardin des Plantes qui fermait son église. Incarcéré dans les derniers jours de brumaire, il ne

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