‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 200 sur 364 · PRÊTRES INSERMENTÉS · texte numérisé non relu

PRÊTRES INSERMENTÉS

entendant de pareilles propositions : il lit une profession de foi qui prouvait la sincérité de ses croyances et son attachement pour le sacerdoce. Il déclara qu il entendait être soumis au Pape et finit par ajouter dans un mouvement d'emportement qu'il se souciait peu delà Révolution, et « que le règne des méchants ne durerait pas. » Cette liberté de langage eut pour conséquence son arrestation immédiate, sa comparution devant le tribunal et sa condamnation à mort le ai messidor *.

Nous n'avons guère parlé jusqu'ici que des assermentés : depuis longtemps, les prêtres insermentés avaient appris à être prudents, ainsi que nous avons déjà eu l'occasion de le dire. Bien qu'ils fussent à peu près aussi nombreux que les constitutionnels, une soixantaine seulement se laissèrent arrêter, et encore n'était-ce pas ceux qui, travaillant le plus activemenl au service des âmes, devaient user et usaient en effet de plus de précautions encore que les autres.

En première ligne, citons MM. d'Aulichamp ^ cl Radix ^, chanoines de Notre-Dame. Pensant que leur grand âge et leur vie retirée les préserveraient contre les poursuites, ils étaient restés tranquillement dans leurs maisons canoniales au Cloître-Notre-Dame. Ils furent néanmoins arrêtés, jugés et guillotinés, l'un le 21 messidor, l'autre le 3 thermidor.

Le 7 thermidor, fut exécuté M. Assy, chapelain de Notre-Dame et vicaire perpétuel de Saint-Martin-des- Champs. Dénoncé en avril 1798, comme insermenté,

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