‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 201 sur 364 · Ibid., F7.'j77'i««. — W. /uo · texte numérisé non relu

Ibid., F7.'j77'i««. — W. /uo

il s'était enfui à Sens, et les scellés avaient été posés à son domicile. Au commencement de brumaire, il était venu à Paris pour toucher les deux trimestres échus de sa pension : quand il se présenta au bureau de sa section, il fut arrêté et après huit mois de captivité envoyé à Téchafaud *.

Un autre ancien chapelain de Notre-Dame, l'abbé Broquet, âgé de 80 ans, s'était retiré, en brumaire, chez un de ses neveux, le brasseur Daubray. Très ferme dans ses opinions, très absolu même, le vieil abbé recevait des amis qui ne cachaient pas non plus leurs manières de voir, et tenaient des propos qui épouvantaient le prudent brasseur; aussi défendit-il à son oncle d'amener chez lui des gens aussi intempérants dans leurs discours. M. Broquet, ne pouvant recevoir de visites, en faisait et commençait à attirer l'attention des voisins malveillants. Pour mettre un terme à ces imprudences, son neveu finit par l'enfermer à la maison et poussa la précaution jusqu'à cacher les habits qu'il mettait pour sortir. Le vieillard défonça la porte à coups de bùjche et s'en alla dire la messe, sans chapeau, sans perruque, en pantoufles et en robe de chambre. Quand il rentra, le bruit de son escapade s'était répandu et il y avait devant la brasserie un attroupement de curieux. Le neveu, qui se voyait déjà traîné en prison, songea tout d'abord à sa sécurité personnelle, renia son vieux parent et le fît chasser par ses ouvriers, qui parlaient d'aller dénoncer un patron qui donnait asile à un perturbateur dangereux.

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