‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 223 sur 364 · I. Cit^e par Gazier, op. cit., p. a · texte numérisé non relu

I. Cit^e par Gazier, op. cit., p. a

a. Cinquième mot, en réponse à Pautrizel, ap. Gazier. P- 258. Voir aussi : Annales de la Religion, I, 187-1 3q.

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178 PROTESTATIO:>ÏS DES CONSTITITIO^ÎXELS

inécontcnlcniciil desconslitulionnels. Depuis lyQi/ils avaient profité d'une situation privilégiée : ils avaient la jouissance exclusive des églises, seuls ils étaient payés, la faveur ofTiciellc leur était acquise et la loi de ventAse les replaçait dans une situation identique à celle des insermentés. Or, depuis quatre ans, les insermentés avaient connu toutes les difficultés que suscitait la loi de ventôse : ils avaient appris à se passer des locaux officiels, de revenus assurés, et. parle fait qu'on les tolérait, ils se voyaient. en 1790, dansdes conditions meilleures qu'en 1792 et 1793.

Enfin, si l'église constitutionnelle s'honorait de posséder des prétrescourageux et zélés, il faut bien dire qu'elle n'en avait pas beaucoup et que la plupart d'entre eux avaient gardé cette empreinte du fonctionnarisme, qui étouffe toute initiative, et subordonne tout à la direction, au contrcMe et aux subsides de l'État. L'Rlats'étant désintéressé dcsaffaires religieuses, ils restaient impuissants, désemparés, et les pires d'entre eux, comme le régicide Audrein, ne trouvaient d'autre remède à la situation que de recourir de nouveau à l'État. En lui dénonçant comme de dangereux royalistes les insermentés, Audrein pensait que la gendarmerie allait se mettre à la poursuite de quiconque n'était pas de son bord, qu'on allait renouveler les lois d'exil, remplir encore une fois les prisons et relever la guillotine, afin que lui, Audrein, débarrassé d'une concurrence gênante, pût réunir dans les églises restituées tous ceux qui tenaient absolument à entendre la messe, et qui auraient dû aller à la sienne... faute d'autre.

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