‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 227 sur 364 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

l\. Gazette française t aG ventôse.

RÉOUVERTURE DES ÉGLISES l85

(( partie du peuple a choisi ce jour-là pour son repos. » — a Le décret sur la liberté des cultes, dit un autre (( journal *, a fait une vive sensation : le peuple, tou- (( jours juste quand on n'a pas intérêt à l'égarer, l'a c< accueilli avec des transports de joie, et les honnêtes (( gens, dont la dénomination n'est plus une injure, (( s'applaudissent de voir que l'exécrable doctrine (des a athées) n'est plus à l'ordie du jour. » — Un autre journaliste rappelle avec tristesse les temps encore voisins où ce même peuple de Paris, si mobile dans ses inipressions, acclamait les prophètes d'incrédulité. « Tandis que des hommes soldés par Hébert, Chau- « mette et les decemvirs promenaient indécemment a dans les rues des bêtes de somme couvertes d'habits (( sacerdotaux, et que des saltimbanques traversaient <« en dansant la salle de la Convention, tenant à la « main les signes les plus sacrés de la Religion, on t( rougissait d'avoir cru à l'existence de Dieu. » — Mais celte bouffée d'irréligion n'a eu qu'un temps. « On a u remarqué, dit-on plus loin, que dans plusieurs quar- <( tiers beaucoup de boutiques sont fermées. Les dévots (( et les curieux se sont tellement portés en foule aux « temples catholiques, que la plupart d'entre eux ont (( été obligés de rester à la porte, faute de place pour (( les y recevoir 2. n

Le 27 ventôse, le môme journal dit encore : u II y « avait hier dimanche deux sortes de queues ; queue à « la messe, queue à la porte des boulangers. La plu-

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