‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 226 sur 364 · Ibid. (il et i3 ventôse · texte numérisé non relu

Ibid. (il et i3 ventôse

. 3. Ibid. (17 ventôse). — F" llï, Seine, 16 (i/l germinal).

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qui, les jours de pluie, formait des flaques de boue.

Le curé de Saint-Gervais, M. Chevalier, fut assez lieureux pour trouver immédiatement un local : l'acquéreur du couvent des Carmes-Bille ttes lui céda l'usage de Téglise qui, n'ayant servi que de magasin, avait été à l'abri des dévastations. Il n'y eut qu'à la débarrasser des caisses qui y étaient accumulées ; le 1 3 ventôse, on fit la cérémonie de réconciliation, et le dimanche suivant, qui était le i8 ventôse (8 mars), les offices purent être célébrés pendant toute la journée ^

Bien que les rapports de police ne désignent aucun autre lieu de réunion des catholiques, il me paraît hors de doute qu'il y en eut plusieurs autres : le rapport du 1 8 ventôse parle des « temples ouverts dans nombre d'endroits 2 ». Il n'est pas douteux que des curés aussi zélés que MM. Marduel, de Saint-Roch, et de Pancemont, de Sainl-Sulpice, n'aient pas immédiatement profité de la faculté que leur donnait la loi ; il existait sur la paroisse de Saint-Roch une chapelle, la Conception, qui avait été ouverte pendant une partie au moins de la Terreur, et sur la paroisse de Saint-Sulpice, plusieurs chapelles de couvents avaient été rachetées ou louées par des catholiques : l'Instruction chrétienne.

I. Ibid. el Pisani : La [taroisse Saint-Gervais pendant la Ihh^olution^ {^Correspondant, lo février 1908, p. /|55).

3. « La liberté dos cultes fait sur les opinions une af^^réable <li version ; les associations rclig^ieuscs profilent du décret pour <}uvrir dans nombre d'endroits des temples à leur usage. Tout jusqu'à ce moment nous annonce que la décence et la tranquillité y ont régné... Dans plusieurs quartiers de Paris, on use de la liberté des cultes. » F" lll, Seine, i5 (18 ventôse).

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rue du Pot-de-Fer (aujourd'hui rue Bonaparte), les Orphelines, rue du Vieux-Colombier, une autre que je n'ai pas pu identifier exactement, rue de Grenelle * ; ces oratoires, secrets pendant la Terreur, devinrent publics dès que l'exercice du culte cessa d'être un délit.

Au début, le gouvernement paraît avoir pris le parti de se montrer bienveillant : puisque la loi autorisait les réunions religieuses, il n'y avait qu'à les protéger. — C'est ainsi que le 22 ventôse (la mars) six jeunes gens qui avaient essayé de troubler l'office aux Capucins, furent expulsés, et le rapport de police enregistre cette exécution sans chercher aucunement à excuser les perturbateurs 2. Il est vrai qu'un employé de l'église des Billettes, ayant parcouru les rues voisines en agitant une sonnette, fut accusé de contrevenir à l'article qui interdisait les actes religieux sur la voie publique, mais il s'excusa, promit de ne pas recommencer, et ne fut pas poursuivi 3. Aussi bien, il était difficile de réagir contre l'opinion qui se prononçait énergiqueraent en faveur de la liberté.

(( Un étranger, dit un journal*, qui arriverait en ce « moment a Paris, s'apercevrait sans peine que c'est « aujourd'hui dimanche. La plupart des boutiques sont « fermées, et l'on voit dans les rues, sur les places (( publiques et aux promenades, que la plus grande

1 . Sans vouloir absolument me prononcer, je serais |)orté à croire qu'il s'agit de la chapelle de la Visitation, rue du Bac, dont l'emplacement est occupé aujourd'hui par la salle de la Société d'Horliculluro.

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