Ibid., p
h. Ibid., p. i3o.
5. M. Victor Pierre (La déportation à l'île de Ré. — R. des Qwi tions historiques, avril i883) dit que le compagnoa de M. de Maillr était son grand vicaire, Tabbé Marc«poiI.
6. Vie. de Broc, op. cit., p. 110. Les constitutionneis qui no pardonnaient pas à M. de MaiUé les services rendus à une cauM> qui n'était pas la leur, ont exploité contre lui les concession^ qu'il s'était cru tenu de faire et l'ont odieusement difTamé dan> leurs Annales. (T. XI, pp. 577-578; t. XII, p. kb^).
l'évêque de saijït-papoul 269
Ëtant arrivé à donner le change sur sa véritable qualité, l'évêque de Saint-Papoul se remit, dès qu'il le put, à la disposition des vicaires généraux pour remplir les fonctions qui exigeaient le caractère épiscopal. On sait qu'avant la Terreur il avait déjà commencé et Dom Piolin cite trois prêtres angevins qui avaient été ordonnés par lui en 1793 *. Pour 1796 et les années suivantes, nous possédons encore le registre tenu par l'administration archiépiscopale pour y inscrire les ordinations, et on est surpris en voyant le grand nombre de clercs qui venait à cette époque recevoir les saints ordres. 11 est vrai qu'étant à peu près le seul évêque insermenté résidant à Paris et même dans toute la France centrale, M. de Maillé voyait accourir à lui les ordinands appartenant aux provinces lointaines de Normandie, d'Anjou et d'Auvergne ; il vint même deux jeunes provençaux, qui avaient entrepris ce voyage dispendieux, difiQcileet dangereux; l'un d'eux, M. Raymond Gauthier, reçut le sacerdoce, et son compagnon. M d'Astros, trop jeune encore pour recevoir la prêtrise, fut élevé au sous-diaconat. Ensuite les deux Marseillais se rendirent à Chambly, dans l'Aisne, où résidait dans la retraite leur vénérable évêque, M. de Belloy; ils lui rendirent compte de ce qui s'était passé dans son diocèse pendant la Terreur et rapportèrent ses instructions pour le clergé fidèle *.
On ne sait à quelle époque M. de Maillé recommença h exercer à Paris les fonctions épiscopales : il parait hors de doute que le Jeudi-Saint 1796, il consacra les
1. R. P. Piolin. L'église du Mans pfndant la Révolution, H, ch. iv.