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pas été l'objet d'un tel choix. Ce qui est certain, c'est que, tout acquis aux idées nouvelles, le P. Fernbachles prêcha autour de lui et c'est, dit-on. son intervention qui fit transformer en salle de club la bibliothèque du couvent ; ce club devait s'appeler le club des Jacobins.
Dès le mois d'octobre 1789, il demanda à profiter de la loi qui rendait la liberté aux religieux; en 1791, il voulut se faire inscrire sur la liste des prêtres qui devaient prêter -serment à Saint-Roch, mais, comme il n'occupait alors aucun emploi paroissial, l'autorisation lui en fut refusée. Il se souvint que, depuis sa sortie du couvent, il remplissait de vagues fonctions de chapelain du château de Madrid, et c'est en cette qualité qu'il fut admis au serment avec le clergé de Villiers- Neuilly.
Après avoir été trois mois vicaire à Saint-Paul sous le constitutionnel Brugière, Laurent Fernbach fut choisi comme second vicaire par le curé assermenté de Saint- Philippe ; il paraît même s'être attaché à ses fonctions, car en 1793, au mois de novembre, il fut élu curé de Morsbronn en Alsace et refusa de quitter Paris.
A mesure que la Révolution avançait, Fernbach paraissait hésiter à* la suivre dans ses excès. Bien qu'il fût investi du grade de sergent dans la Garde Nationale, il lui arrivait de tenir des propos qui le mettaient en suspicion auprès des vrais révolutionnaires. En septembre 1793, il futaccusé d'avoir publiquement désapprouvé l'exécution de Louis XVI et il fut mis en prison. Il passa successivement à la Force, à Bicêtre, à Saint- Lazare et c'est de cette dernière prison qu'il date plusieurs mémoires qui font, voir quel effet déprimant