‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 295 sur 364 · SAINT-ROCH · texte numérisé non relu

SAINT-ROCH

M. Marduel ne devait pas tarder à se féliciter de cette précaution. Nous avons vu^ que le i3 vendémiaire an IV, pendant qu'on se battait autour des Tuileries, les insurgés s'étaient retranchés dans l'église Saint- Roch, et que ce fut à coup de canon que le général Bonaparte dut les en déloger ; après la répression de l'émeute, les troupes continuèrent à occuper l'église et le culte s'y trouva forcément interrompu. La Conception devait pendant i8 mois la remplacer.

Un rapport de la section de la Butte des Moulins, en date du i5 pluviôse an IV (4 février 17962), nous a fait connaître les dévastations que les soldats commettaient dans Saint-Roch : « Deux portes viennent d'être enfonn cées dans la ci-devant église Roch. La troupe qui se a tient dans ce local est fort mal à son aise, elle n'a pas « assez de bois ; il ne reste plus de boiseries dans ce tt local que celle des portes qui le renferme (sic) et il y « a lieu de présumer qu'elles ne resteront pas longtt temps en place, si vous ne vous hâtez pas de prendre « des mesures telles que la troupe qui se tient dans ce « local ne soit exposée à brûler les portes qui restent, (( comme elle a fait des boiseries qui y étaient. Ce n'est <( pas tout : on a ouvert plusieurs fosses de ce local, M dans lesquelles il y a des cadavres. Les pierres qu'on a en a enlevées ne s'y trouvent plus ; vraisemblable- « ment on les aura jetées dans les fosses d'où il

la Butte des Moulins, mais dans celle des Piques, redevenue Place Vendôme : la « commission administrative de la Police de Paris » aurait bien pu le savoir.

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