DÉMISSION DE M. DE JCIG?5É IO
ii<m-rece>oir aux prières du Souverain Pontife. Tous autour de lui lui conseillaient la résistance; on savait '|»io le roi Louis W'III désapprouvait les démissions. • uime tout ce c^ui pouvait ressembler à une reconn-MNsance des faits ciui s'étaient accomplis en France l^*puis dix ans. Kn cette ^rave occurrence, le cnrc de S.iint-Sulpice. M. de Panceniont, n'hésita pas à faire V \oyago d' \ug"s bourg* ; il parla à son archev(Vjue le l;mgaji^e du devoir et de l'oubli de soi-même, et, triomphant des hésitations de la dernière heure, rapporta à Taris une démission qui n'était pas exemple de rétitonces-, C4Î qui permit aux gazetiers allemands d'en »'«»nlester la véritable portée. Enfin le 3i janvier i8oa M. de Jni«»^né adressa au Pape la lettre suivante :
« Très SAisT-PÈaE,
H Je dépose entre les mains de Votre Sainteté la ' démission de l'Archevêché de Paris, el lui renouvelle
los sentiments que je lui ai exprimés dans la Icttie • que j'ai eu l'honneur de lui écrire le i6 novembre de
i.Konlay de la Me?urthe (op. cit., IV. 3'itj). donne la lettre de fî.'rnier à fallfyrîiiitl, relative à J'envoi de M. de Panconiont, qui .•'*-*t pa'k iK^iiinrit'. niais qui est (lt''sijr„é sous la qualllicalion '•.' . homnir sûr t> ; M. de Panceniont partit le 7 novembre (lettre «ie M. Emery à M. *lo Bausscl, n no\.).
'. Sur les hÙAÎ talions de M, de Juijrno, >oir Hoiilay d<* la Mitirlhe (op. cit., IV, Sîj, n" 3). On Ki^iialo l'arrivée de M. de l^ancomonl Ir 17 novembre (Caprara àConsalvî, lo novembre). La !• fni>^io^ parut au Moniteuv le 39 novenibii;.
l^ |m-iiii«Te lettre de M. de Jui^no (ii> novembre) f*^t celle qu'il • ri* if .i\aiil rarrivéo de M. de PanceïTrrmt ; clic qA ritce dans i': 'mUj ,lf la MeurUie(M//. cit., \\ , 'j^.j, nute i).
IIO DÉMISSION DE M. DE JLIG.NE
« l'année dernière : un allachement inallcrable, et qii « durera, par la grâce de Dieu, jusqu'à mon demie (( soupir, à la Chaire de Saint Pierre, le centre d u l'Unité ; une soumission filiale au chef de l'Eglise « une profonde vénération pour la personne de \ olr « Sainteté ; et la plus entière conflance dans se (( lumières, sa sagesse et ses vertus.
« Comme Votre Sainteté na demandé aux évoque « de France la démission de leurs sièges qu'en cunsc <( quencc du Concordat quelle a fait avec le gou\cr « nement français, et pour son exécution, je n « crois m 'écarter en rien des intentions de Votr « Sainteté, je pense même entrer dans ses vues en lu (( demandant que si, pour quelque cause que ce soil (( ledit concordat n'avait point d'exécution, ma prii « sente démission n'eût point non plus d'cflcl v. « serait regardée comme imlle*. »
Le Premier Consul sut d'autant plus de gré M. de Juigné de cette démarche qu'on lui avait prédi qu'il ne l'obtiendrait pas. 11 lui offrit une magnifiqu compensation, l'archevêché de Lyon, que son oncl Fesch n'avait pas encore accepté; mais si brillant qu fût le titre de Primat des Gaules, il ne tenta pas celt qui avait été arche>êq,ue de Paris-. Aussi bien, so unique désir était alors de se préparer à la mort : u^ par les années, les fatigues et les chagrins, il ne ^i sentait plus capable de reprendre, et, dans quelles cor
I. Boiilay de la Meurtlic, op. ci/., IV. la^, note i 3. Fisquet, op. cit., 5i/i.