I. Annales de la Religion, t, î, p. 43o
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niaire, il arriva à arrêter les poursuites ; mais, un an après, le 5 septembre 1793, on vint l'arrêter pour le conduire à Picpus, puis à Sainte-Pélagie, et enfin à Bicêfre, d'où il obtint, en frimaire an III, d'être transféré dans la maison de santé du citoyen Mahay, qui ser\'ait de lieu de réclusion aux détenus payants. Le sieur Mahay et ses congénères vendaient assez cher une hospitalité d'ailleurs médiocre, mais on avait des raisons de croire que cette catégorie de prisonniers était relativement à l'abri du Tribunal révolutionnaire ; si l'on en croit M. Lenôtre^, les Mahay et autres tenaient à conserver longtemps les locataires qui payaient bien, et avaient contracté avec les pourvoyeurs de la guillotine une espèce d'assurance sur la vie... de leurs pensionnaires. M. Parent recouvra sa liberté le 27 messidor an ni (i 5 juillet 1795), près d'un an après la chute de Robespierre, alors que depuis un mois son église aurait dû être restituée au culte 2.
Pourquoi le curé constitutionnel de Saint-Nicolasdes-Champs n'avait-il pas obtenu cette restitution ? C'est que lui-même était alors en prison, mais pour d'autres motifs : François Colombart était premier vicaire à Bonne-Nouvelle quand il fut élu, le ao février 179 1, curé de Sain t-Nicolas-des-Champs. Il était entièrement acquis au parti révolutionnaire, et, comme il avait un caractère énergique, violent même, il mit tout en œuvre pour établir solidement les idées nouvelles dans sa paroisse ; c'est lui qui, voulant vaincre
X. Lenôlrc, Vieilles maisons, vieux papiers, 3' série, 2. Arch. Nat., F' /i774«.