‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 311 sur 364 · SAINT-NICOLAS-DES-GHAMPS · texte numérisé non relu

SAINT-NICOLAS-DES-GHAMPS

la résistance des religieuses franciscaines de Saiote- Ëlisabeth, excita la municipalité contre c^s feninie^ désarmées et les mit en demeure de recevoir un auoi^ nier envoyé par lui ou de se disperser; elles préférèreBî sortir de leur couvent, et le P. Girault, leur directeur. fut dénoncé, arrêté et massacré aux Carmes.

En 1793, lorsqu'on abolit le culte public, Colonibart reçu la visite des commissaires de la section qui venaient se faire remettre les derniers vases sacrés qui avaient été laissés dans son église. Les calices ei ciboires portés sur l'inventaire furent reconnus, et lun des municipaux eut alors l'idée satanique de les remplir de vin et de boire dedans avec ses compagnon> : puis ils invitèrent le curé à trinqueraveceuxet Colonibart fut assez lâcbe pour se prêter à ces plaisanteno< sacrilèges.

On pourrait croire que le malheureux avait donné assez de preuves de son attachement à la Révolution : il n'en est rien. Le 10 ventôse suivant (28 février 179V il était arrêté sous l'inculpation de« fanatisme «. Sept chefs d'accusations étaient relevés contre lui :

!*• 11 a fait des invitations à ses paroissiens pour la procession de la Fête-Dieu. — Il répond qu'en cela il a seulement suivi l'exemple de ses collègues... On insiste: c'était ce jour-là que les volontaires de la section partaient pour la Vendée ; en attirant ses paroissiens à l'église, il voulait les détourner de faire coriège axi\ braves citoyens qui allaient combattre les ennemis dr la République.

2* Depuis son abdication, il a continué à dire la messe dans une maison particulière ; — il le nie.

Page 1