SAINT-CHAUMONT
semble pas qu'il s'^agisse de Toratoire établi dans rhôtel CértUy. En tout cas, h la fin de 1795, celle chapelle n'exislait plus et M. Lachy avait repris sa place à Saint-Nicolas-des-Cbamps.
Le premier vicaire choisi par M. Parent élait alors l'ancien récollet Nicolas Lacroix, qui conservera ses fonctions jusqu'en i838 ; les autres prêtres qui desservaient la paroisse paraissent tousdes hommes éprouvés qui s'étaient attachés à leurs fonctions sans jamais chercher à s'éloigner d'une paroisse où le curé avait fait revivre les traditions de fraternité et de confiante collaboration ; presque tous demeureront à Saint-Nicolasdes-Champs jusqu'à leur mort.
Devenu locataire de l'ancien presbytère de la rue Aumaire (2 brumaire an IV - 34 octobre 1 796), M. Parent l'acheta, ainsi que les charniers, en 1797, au prix de 72.000 livres. 11 avait consacré sa grande fortune à reconstituer sa paroisse, quand il mourut le i4 novembre i8oi ^
Saot-Chaumost. — C'était la chapelle d'un couvent qui avait été détruit, et où quelques prêtres s'étaient réunis, au printemps 1790, en attendant la réouverture de l'église paroissiale. Le chef de ce petit groupe était un ancien génovéfain, nommé Jean-Baptiste Pallyart, ancien curé de Villeneuve-sous-Dammartin dans le diocèse de Meaux. 11 n'avait pas prêté serment, et on perd sa trace jusqu'en 1796 ; à cette époque on le trouve exerçant à la rue de Cléry, aux Filles-Dieu et à
1 . Grente, op. cit., p. 3o3. — Annale$ de la Beligion, t. XIV, p. 190,
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Saint-Chaumont ; il fut arrêté avec MM. Rivière, Bataille et Caillot, le 7 floréal an III, pour ouverture prématurée d'un oratoire * .
En 1796, il habitait 568, rue Sulpice, et cependant 'û était inscrit sur la liste des émigrés, d'où il ne fut rayé que le 39 floréal an X, alors qu'il était attaché définitivement au clergé de Sakint-Nicolas-des-Ghamps. Bien que remplissant un poste modeste, les très grands services qu'il avait rendus lui valurent d'être nommé, en i8o3, chanoine honoraire de Paris. Il mourut le 3 septembre 1818, à 78 ans.
M. Aubery, qui partageait avec M. Pallyart la direction de l'oratoire Saint-Chaumont était aussi un génovéfain, autrefois curé de Fosse (Seine-et-Oise), qui pendant la Terreur avait administré la paroisse de Nanterrc délaissée par son confrère Ravoisé ; par la suite il ne cessa de s'intéresser à cette paroisse rurale, même pendant qu'il était employé à Paris, et il y reviendra comme administrateur, en i8oa, jusqu'au jour de sa nomination à la cure de Vincennes, en i8o4*.
Avec eux travaillaient un ancien feuillant, Louis- Alexandre Deglos 3, un ex-frère de la charité, Louis