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bart fut déclaré indigne de reprendre les fonctions ecclésiastiques ^
M. Parent, malgré les menées des constitutionnels, avait obtenu d'être enfin mis en possession de Téglise. Le registre des baptêmes fut ouvert le 19 octobre 1796, le jour même où Colombart sortait de prison. Quant au clergé réuni par M. Parent, le tableau très sommaire fourni en l'an IV par la municipalité porte le nom de 19 prêtres exerçant dans l'église, et n'indique aucun ecclésiastique ayant cessé ses fonctions. Mais ce tableau n'est pas exact : il comprend un vicaire de Saint-Eustache, assermenté, un prêtre de l'oratoire Royaumont, rétracté, et les cinq prêtres qui, sous l'autorité de M. Parent, desservaient l'oratoire de Saînt-Chaumont ; il restait donc pour le clergé de Saint-Nicolas douze prêtres. Un seul des collaborateurs de M. Parent appartenait au clergé d'avant 1791 ; pendant que les premier et second vicaires, MM. Gravet et Anselme, étaient déportés à la frontière des Pays-Bas en 1793, le troisième vicaire, René Lachy, un moment assermenté, et presque aussitôt rétracté, s'était arrangé pour rester en France. Retiré à Passy, il vivait en donnant des leçons de grammaire et continuait en secret un ministère qui était fort dangereux. Une première fois, il fut arrêté par l'agent Chemin, de la section des Gravilliers, qui, dans son procès-verbal, dit l'avoir trouvé « porte tant le soi-disant bon Dieu dans sa poche à un aris-
3. Colombart se repentit et obtint d'être réconcilié; il fut nommé en i8o3 curé d'Iverny, dans le diocèse de Meaux ; en i8o/î, de Saint- Denis-de-Rebais ; en 1819, deBaneville, et mourut le la mai 1829. à rage de 90 ans.
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« tocrate mourant». Le commissaire de police Grouvel n'avait pas jugé qu'il y eût là de quoi motiver unf procédure ^
Une seconde fois, le i3 floréal an III, la police qui cherchait un abbé Cany, fut trompée par une similitude de nom et arrêta M. Lachy qui, interrogé au bout de dix jours, arriva encore à se disculper * ; quand on lui demanda s'il avait prêté serment, il répondit qu'étant troisième vicaire, emploi supprimé dans la nouvelle organisation, il s'était cru dispensé de prêter serment. Mais, lui demande-t-on, de qui tenez- voun vos pouvoirs ? — Il n'hésita pas à dire qu'il les avait reçus de M. de Dampierre, que le procès-verbal qualifie de i< sous-évêque de Paris ». Interrogé sur l'endroit où il exerce, il répond que c'est dans une chapelle située 786, vieille rue du Temple ; cette chapelle, dit-il, contenant 5oo places, était attenante à une maison où habitaient huit à dix religieuses, dont il était l'aumônier. La portière de cette maison avait dénoncé des réunions de prêtres qui s'y tenaient, et M. Lachy convient que le fait est exact, que des confrères venant du Calvaire, de Saint-Louis-en-l'Ile etdeSaint-Chaumoiit s'y sont rassemblés au nombre de 3o pour des exercices religieux.
Quelle était cette chapelle de la vieille rue du Temple, où, avant le mois d'avril 1795, 3o prêtres pouvaient se réunir et où 5oo places étaient disposées pour recevoir les fidèles ? Je ne saurais le dire ; il ne nie