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I. Arch- Nat, AF

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L'enquête de floréal nous donne de plus le nom d'une quarantaine de prêtres qui n'exerçaient dans aucune des trois églises mentionnées plus haat. Plusieurs ont déclaré dire la messe chez eux ; quelquesuns seront employés par la suite ou le sont peut-^tre déjà, mais sans oser en convenir ; quelques-uns enfin sont complètement sécularisés et même mariés et s'en vantent.

Deux chapelles paraissent subsister encore : celle de l'hôpital de Sainte-Catherine et celle de Sainte-Croixde-la-Bretonnerie, mais si quelque isolé y dit la messe, ou en entr'ouvre timidement la porte à ses voisins, on n'y trouve pas un clergé régulièrement constitué. Il n*y a à travailler officiellement dans l'arrondissement que les huit prêtres de Saint-Merry, les quatre de Saint- François, ce qui fait douze assermentés et une quinzaine d'insermentés gravitant autour de M. Morzières^

VHP ArrondissemenL — Sainte-Marguerite. — Les trois paroisses constitutionnelles du Faubourg Saint- Antoine avaient été particulièrement atteintes par la Révolution. Le curé de Saint-Ambroise, César VarleL avait abandonné scandaleusement son état ; il vivait avec son frère, député à la Convention, et ne signalait son existence que par des réclamations d'argent *. —

1. En iSoa, M. Grcuzart revint de Texil et fut nommé curé de Tancienne paroisse de Saint-Jean-en-Grève, devenue Saint-Jean- Sainl-François. M. Moreières redevint simple vicaire : ce n'est qu*cn iS-jiS qu'il reçut le titre de premier vicaire ; Tannée suivante il fut nommô chanoine titulaire et mourut en 1837.

2. A. Marcel et J. Garin, Histoire de laparoinse Sainl-Ambroise de Popincourtt pp 216 et suiv.

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Celui de Saint- Antoine, Pierre Mahieu ^, avait livre ses lettres et nous savons qu'il se présenta en 1795 devant le Presbytère pour faire l'aveu de sa faute, mais, loin de la présenter comme une défaillance passagère, il déclara qu'il ne se croyait plus digne d'occuper les fonctions de pasteur et il fut impossible de le faire revenir sur cette résolution, k Sainte-Marguerite, cinq prêtres s'étaient mariés et quand M. Lemaire, curé constitutionnel, voulut rouvrir l'église, le 3o prairial an m (18 juin 1790), deux seulement de ses anciens collaborateurs s'offrirent pour l'assister : l'un était un ex-franciscain, Nicolas Toussaint, l'autre avait fait partie de la communauté franciscaine de Picpus et se nommait Joseph Picard ; il avait été emprisonné deux fois pendant la Terreur : d'abord au commencement de 1793, comme signataire de la protestation contre le mariage de l'abbé Aubert ; il avait été mis en liberté le i" août ; mais, quand le curé avait été arrêté, il prit

I. Pierre Mahieu n'était pas, comme l'a dit, le frère de Nicolas Mahieu qui fut curé constitutionnel de Saint-Sulpice ; ce dernier ctait un ancien chanoine de Crép} -en-Valois et mourut en i8ai après avoir été aumônier du lycée successivement dénommé Napoléon et Henri IV. Pierre Mahieu et son frère Jean-François étaient en 1790 vicaires k Sainte-Marguerite. Quand Pierre fut élu curé de Saint-Antoine, Jean-François devint son premier vicaire. Enfin il y avait un quatrième prêtre du nom de Mahieu, Jacques-Antoine, qui prêta serment à Saint-Laurent et se maria. 11 adresse une demande de secours le ao mars i83o, et, sur la demande, on trouve cette apostille : ce Ne donne et n'a donné aucun signe de repentir. » (F*° i3o5.)

L'un des Mahieu de Saint- Antoine, je ne sais pas si c'est Pierre ou François, était en i8o5, prêtre habitué à Sainte-Marguerite (AF" 19 16) ; en 1806, il devient prêtre trésorier à Saint-Germaindes-Prés et y meurt le 37 mars 1827.

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rinitiative de démarches tentées par les paroissiens en sa faveur, ce qui lui valut d'être poursuivi de nouveau : le 3 frimaire, il est consigné à son domicile, jusqu'à ce qu'on y ait fait de minutieuses perquisitions ; le 5, on l'enferme à Sainte-Pélagie, puis à Saint-Lazare, au Luxembourg, et il ne sort que le 26 frimaire an 111. après treize mois de captivité *.

M. Lemaire accepta les services d'un autre religieux de Picpus, André Egasse, qui avait été maître des novices de sa communauté avant la Révolution *. En 1795, se présenta à Sainte-Marguerite Joachim- Côme Maillard, qui avait été nommé, en 1791, second vicaire de Saint-Antoine et avait abdiqué en 1793; son cas fut soumis au Presbytère qui le fit examiner et finit par autoriser sa réintégration 3.

M. Lemaire lui-même, avant de reprendre ses fonctions, avait été appelé à comparaître le 26 juin devant le Presbytère et à s'expliquer sur la livraison de ses lettres et son abdication. On sait que depuis l'affaire Aubert, il était très suspect. Arrêté le 5 frimaire an II, puis détenu à la Force, il avait espéré désarmer ses dénonciateurs en renonçante ses fonctions et en remettant ses lettres de prêtrise ; il avait été néanmoins conservé en prison, transféré à Picpus, puis au Luxembourg iusqu'au 18 nivôse an III (7 janvier 1795) *. Sa défeniH*

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