‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 329 sur 364 · I. Bibl. Nal., Ld · texte numérisé non relu

I. Bibl. Nal., Ld

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qu'à maintenir les sujets dont ils avaient la chaîne dans les doctrines les plus suspectes (c'est-à-dire \f^ plus anti-jansénistes). Aussi, quand vint la pers(Vution, Rouvière se laissa entraîner par l'exemple des plus mauvais de ses confrères ; il assista au nianagr* du capucin Lab rosse et il ne fut pas loin ("aflirme Brugière) d'en faire autant; mais certainement il livra se< lettres de prêtrise, afin de mériter une place de garçon de bureau !

Ce portrait dessiné avec plus de verve que d'indulgence, était accompagné de réflexions du même genre à l'adresse de MM. Roussineau, Coroller et autres curés récemment rétractés K

Heureusement pour M. Rouvière, nous savons autre diose sur sa conduite : son fructueux ministère à Saint- Eustache, sous M. Bossu, ses travaux comme curé de Saint-Ambroise et de Saint-Gervais nous rassurent sur son compte et les atroces accusations du rageur Brugière nous prouvent seulementque le curé constitutionnel de Saint-Paul ne joignait pas la mansuétude évangélique aux qualités naturelles, et, disons-le, au\ vertus dont il fît un pitoyable usage.

I. M. Rouvière n*eut pas, comme Tinsinue haineusement Brugière, l'attitude d*un apostat : trois fois pendant la Terreur il avait été mis en prison : il travailla après sa rétractation à Toratoire des Filles de la Croix; quand M. Bossu revint de l'exil, il )*accompagna dans sa nouvelle paroisse de Saint-Eustache et ne la quitta qu'après avoir fermé les yeux, du vénérable prêtre qui avait dirigé ses premiers pas dans la carrière ecclésiastique. 0 eut été surprenant que M. Bossu, avec ses opinions bien coDnue«« donnai sa confiance à un prêtre qui se serait déshonoré. Après U mort de M. Bossu, M. Rouvière fut curé de Saint-Ambroise, puis de Saint-Gervais et mourut en 18^7, à Fige de 83 ann.

S.UNT-GERVAIS SSq

Saint-Gervais. — Nous savons qu'aussitôt après la loi de ventôse, la paroisse de Sainl-Gervais s'était reconstituée dans la chapelle des Billettes. M. Chevalier, curé constitutionnel, avait eu bien des épreuves à endurer par le fait de quelques mauvais prêtres, dont il avait réprimé les désordres. Son dossier aux Archives ^ contient une foule de dénonciations qui auraient pu le conduire à la guillotine si ses accusateurs avaient été moins actifs : à force de démarches, ils obtinrent qu'il comparaîtrait dès le mois de janvier 1794 devant le Tribunal révolutionnaire, mais à cette époque, le Tribunal ne condamnait pas avec la régularité automatique qu'il prit à partir du printemps suiyant ; M. Chevalier, contre qui on n'avait rien de grave il dire, fut reconnu innocent et absous, à charge de se représenter chaque décadi au bureau de sa section pour y recevoir une attestation de bonne conduite.

Sur les quinze prêtres qu'il employait avant 1798, il rn retrouva immédiatement deux : MM. Fouillez et Hure, qui se dépensèrent au service de la paroisse avec autant d'activité que de talent. Quand l'église paroissiale eut été restituée, on vit reparaître Marc-Antoine (îarnier, qui avant la Révolution était simple clerc tonsuré et sacristain ; Gobel l'avait élevé au sacerdoce en 1792. Enfin, M. Chevalier s'était assuré dès les premiers temps du concours de deux ecclésiastiques de valeur : Bernard Mille avait été vicaire épiscopal de Gobel et s'était séparé de lui en refusant d'apostasie r ; nous avons vu ses tribulations pendant la Terreur *. —

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