I. Arch. Nat.,F
a. Voir plus haut, chap. vu, p. 100-102.
36o SAINT-GERVAIS
Charles- Alexandre Périer d'Artinville * avait été chanoine de Vertus, dans le diocèse de Châions -. Ces cinq ecclésiastiques formaient un personnel assez solidr pour pouvoir encadrer les sujets de moindre talent dont on avait besoin pour assurer complètement le service dans une paroisse populeuse.
Parmi ces auxiliaires, se trouvait un ex-aug^stin d»^ la place des Victoires, Louis-Henri Gein ^ ; c'était une tête un peu faible, comme on peut en juger par l'aventure suivante : le ao floréal an 111, les électeurs de là section devaient se rendre à Saint-Gervais pour >otor sur l'acceptation de la nouvelle constitution. On avait disposé des tables, des bancs, un bureau, sur lequel i)D avait préparé les listes d 'électeurs et le registre su r lequel ils devaient inscrire leur vote. L'abbé Gein, aidé d'un employé de l'église, s'introduisit le soir dans l'enceinte. s'empara du registre et alla le brûler ; le lendemain on se vit très embarrassé pour procéder au vote. Dénoncés par un autre employé, les auteurs de celle gaminerie furent mis en prison et c'est à grand'peine que M. Chevalier put faire comprendre à la Municipalité qu'il ne s'agissait là que d'une plaisanterie d'un goût douteux et non d'un complot contre la sûreté de l'Etal. Gein fut mis en liberté, mais M. Chevalier l'envoya chercher un emploi dans une autre église.
A la même époque, M. Garnier avait quitté Saînt-
1. Cétaii le Trèrc de celui dont nous avons parlé plus haut, et qui avait fait partie du clergé de Saint-Laurent.
a. L'abbé Millard, Le clergé du diocèse de Châlons-sur-Marne, t I (seul paru), p. 3o6.