SAINT-GERVAIS
Gervais, mais parce qu'il s'était rétracté ; lors de l'en- * quête de floréal, il figure dans le clergé des Billettes.
Enfin Saint-Gervais comptait alors un vicaire intermittent. Jean^Pierre Boursier, né à Paris, habitait chez son père, bourrelier sur la paroisse de Saint-Jean-en- Grève. En 179 1, il était attaché à l'église de Saint- Nicolas-dcs-Champs, et, ceci est à remarquer, il y avait dans la même église deu\ autres prêtres, qui portaient le même nom (mais écrit : Bourcier), originaires l'un et l'autre de Rigny-le-Ferron dans le diocèse de Troyes. Sur ces deux Bourcier, l'un, François, refusa le serment et fut déporté à Gand ; l'autre jura, fut vicaire épiscopal de l'évéque constitutionnel Sibille, avec lequel il abdiqua à Troyes, le 1" pluviôse an 11*. Quant à notre Boursier, il fut élu, le 6 février 1791, curé de Courbevoie à la place de Pierre Hébert, qui fut guillotiné comme insermenté en 1794 ^. Or, faute d'avoir distingué les trois homonymes, on en était venu à construire une histoire très compliquée ; Boursier, curé assermenté de Courbevoie, en même temps vicaire épiscopal à Troyes, puis déprêtrisé, finissait par émigrer, mû par un tardif repentir, et cependant on trouvait sa trace dès 1796 à Saint-Gei-vais, où il faisait sans doute de furtives apparitions tout en étant fixé à l'étranger. Il y avait de quoi écrire un joli roman d'aventures pour faire suite à quelques autres aussi solidement documentés.
La vérité est que Jean-Pierre Boursier, le Parisien, abdiqua à Courbevoie le 5 frimaire an II ; il fut néan-