I. Arch. Nat., F
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En face de l'église assermentée, nous trouvons M. de Pancemont, le curé légitime, qui n'entendait pas laisser prescrire ses droits. Son émigration en Suisse n'avait pas été de longue durée ; pendant la Terreur, il est caché à Paris et, dans les moments les plus critiques, il s'en va à Croissy, où il trouve chez des amis une retraite assurée ; toujours recherché par la police, il ne fut jamais arrêté. Dès que son église lui avait été prise en 1791, il avait essayé de la reconstituer aux Théatins, ainsi que nous l'avons raconté *, puis le service paroissial avait été installé dans la chapelle de l'Instruction Chrétienne, rue du Pot-de-Fcr 2 ; quand cette chapelle se trouva insuf[] santé, le clergé se dédoubla et alla ouvrir la chapelle des Orphelins, rue du Yieux-Colombier 3. Plus tard encore, le clergé de Saint- Sulpice essaima dans diverses chapelles, rue de Sèvres, à l'Abbaye aux Bois, rue des Vieilles-Tuileries (aujourd'hui rue du Cherche-Midi) et enfin dans la belle église des Carmes que la Mère de Soyecourt venait de' racheter pour conserver à la France chrétienne le sanctuaire sanctifié par le sang des martyrs.
Lors de l'enquête de Tan IV, 37 prêtres déclarent exercer dans l'une ou l'autre de ces chapelles, et, parmi les