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de la Sainte-Chapelle. Grâce à leurs communs efforts fat conservée la Croix Palatine qui est actuellement dans le Trésor de Notre-Dame *.
Nous trouvons dans le clergé de Saint-Germain-des- Prés un chanoine de Sens, Pierre-Marie GiroUct, qui avait abdiqué à Saint-Denis le 6 frimaire an 11^ et qui, après le Concordat, sera attaché pendant vingt ans à la paroisse de Saint-Thomas-d'Aquin 3.
Pour récapituler ce qui concerne le X* arrondissement, nous voyons qu'on y trouve 6 prêtres assermentés à Saint-Thomas, 3 rétractés au Gros-Caillou, 8 à Saint-Germain-des-Prés, 5 insermentés aux Missions étrangères. De plus, 19 prêtres exercent dans des oratoires qui ne sont pas déterminés assez exactement pour qu'on puisse dire quelles étaient leurs relations avec lautorilc ecclésiastique.
AY* Arrondissement. — Sapït-Solpice. — Nous arrivons dans les quartiers de Paris où les églises sont plus nombreuses et où les prêtres déploient une plus grande activité. La paroisse de Saint-Sulpicc était un
1. Inventaire des reliques de la Sainte Chapelle, publié par L. Doiiet d'Arcq dans la Revue Archéologique en iH'iS. — Rapport prétenté à S. E. le cardinal Richard^ sur la relique dite « Croix d'Anseau » par Tabbc Le Monnier, 1901.
a. Arch. x\at., F»^ 879.
3. Grand ami de Tabbé Badin, curé de Picrrefitte (Seine) il demanda en mourant à ôtrc enterré auprès de lui ; son tombeau est au pied de la croix, au centre du cimetière. M. Badin était un ancien constitutionnel et M. Girollet partageait ses idées, ce qui lui valut de nombreux ennuis avec Tadministration sous Mgr de Quelen.
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champ de bataille sur lequel se trouvèrent aux prises les constitutionnels et les insermentés. Nous savons que lorsqu'il avait été question de rouvrir l'cglist' paroissiale, M. de Pancemont, curé légitime, avait eu le chagrin de voir le constitutionnel mis en possession de son église.
L'abbé Mahieu (Pierre-Nicolas) a été souvent confondu avec les homonymes qu'il avait dans le clergé de Paris : Jacques- Antoine, qui jura à Saint-Laurent et disparut pendant la Révolution ; Pierre et Jean-François qui furent l'un curé, l'autre vicaire constitutionnels de Saint-Antoine ^. Celui qui nous occupe en ce moment était né en 1785 à Villers-Cotterets, mais était venu à Paris à l'âge de quinze ans et y avait fait ses études ecclésiastiques ; après son ordination, il avait appartenu au clergé de Saint-Leu, et en 1786, il avait été pourvu d'un canonicat à Crépy-en- Valois, ce qui ne l'empêchait pas d'habiter Paris sur la paroisse deSaint- Germain-lAuxerrois. En 1791, M. Mahieu prêta un serment auquel il n'était pas tenu * ; voisin de la chapelle des Oratoriens de la rue Saint-Honoré, il était lie d'amitié avec le P. Poiret, et, quand celui-ci fut élu curé de Saint-Sulpice, il accepta d'être son premier vicaire. Peu après, M. Poiret mourait et M. Mahieu devenait son successeur le 5 août 1792. Autant M. Poiret avait été mesuré, indulgent et faible, autant M. Mahieu était volontaire, dur et intransigeant : les
I. Voir ci-dessus (p. 000) ce que j*ai dit sur les quatre abbé» Mahieu. |
3. (]'cst à tort que Dclarc, copiant Bossard, lui donne la qualitr de vicaire à la paroisse.
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oratoires et chapelles qui avaient bénéficié jusque là d'une assez large tolérance furent l'objet de mesures inquisitoriales. C'est seulement avec le clergé de sa paroisse que M. Mahieu dut fîler doux, car avec de tels subordonnés, il n'était pas du tout certain d'être le plus fort : c'était un personnel difRcile qu'il avait à conduire, composé en grande partie d'anciens religieux ou de prêtres plus ou moins tarés, pour qui la Révolution était un prétexte commode pour donner carrière à des instincts dégradés. En 1798, ils apostasièrent presque tous et quatre au moins se marièrent.
M. Mahieu, au contraire, était un homme austère, tenant pour la morale rigide et qu'affligeaient les désordres dont il était le spectateur impuissant. Quand M. Brugière rédigea sa profession de foi en faveur du célibat ecclésiastique, Mahieu, qui l'avait signée, fut arrêté le 11 juillet 1798; nous avons vu comment cette affaire se termina par un acquittement général ^. Elargi le i5 août, le curé de Saint-Sulpice obtint sa carte de civisme le 26 ; il se croyait en règle avec les lois et cependant, le 9 décembre 1793, il était remis en prison et cette fois pour n'en plus sortir que le 24 août 1794 *. Il n'avait consenti ni à remettre ses lettres, ni à déclarer qu'il renonçait à ses fonctions, et ce fut ce qui rendit sa situation plus forte quand il réclama la jouissance de l'église rendue au culte. Il reconstitua un clergé d'une douzaine de prêtres, où ne figurait aucun de ses anciens confrères, mais, pour la
1. L'Eglise de Paris, t. I, pp. a3i-33a. a. Arch. Nak., V^ k^^h^.
qu^ it^ aociffu*'. On t trouva o^ Lk^rmt* qo*^ If^ Ptp*b*t*rre avait jugf îiMJMni^ mèm^de porlrr fkafait «r*?- ^bi>tk|Uf : — Jeao k ijoiju, qui. étant d^séctrant da Pr^ SasDtU>nnaii^, a%ut abdiqoé i Saîut-Deab * : — tjLmi** Teft^'ter, ancien curé cooftîtiitîoDDri de Saint- ^>niiajn^n-LaT4'. ou If ODta^iie-B(»-Air. en «tyle du tempf» ; — Jean Hacker^ oidonn^ par Gobel: — LmiisLinleoi^. profe«M'urde rbéfonque au oc^U^ do Plessb. qui avait juré a Saint-OrmaiD-t'Auxerrois, qui TetCNir> fifra liicutZ/t dans cette parfasse et, rétracté, sera nommé en i8o5 \icaire géntralde Metz. Enfin, panni le^ prêtres attachée à Saint-Sulpioe. n<»us voyons Yve< Audreiu, membre de la Convention, puis du ConseQ de^ Cinq-CeuU; 5es opinions extrêmes en nutière pr>li tique faisaient du r%ictde Andrein un protecteur influent pcjur l'église constitutionnelle, à laquée H appartenait comme vicaire épiscopal du Mofbîhan. Son intervention avait contribué h l'acquittement des quatre curés poursuivis en 1793 et il est probable qu'il avait été pour quelque cho^ dans la décision qui avait reconnu Mahieu comme curv de Saint-Suipicc en 1795. Bien qu'il habitât fort loin du quartier d'abord rue Miromesnil, puis rue Saint-Florentin, c'est à Saint-Sulpice qu'il avait déclaré avoir l'intention d'exercer, et, en 1 797, quand le clergé de Saint-Sulpice prendra position dans la lutte entre les a Réunis » et le Presbytère, sa signature se trouve au bas de la protestation rédigée par M. Mahieu«