SAINT-COME
Caprara poor lui faire un nouvel aveu de ses faiblesses et lui demander de participer au pardon que le Souverain Pontife accordait aux ecclésiastiques qui avaient oublié leurs devoirs et trahi leurs engagements^ Il fut ensuite vicaire à Notre-Dame ; la dernière fois qu'il est fait mention de lui c'est le ^5 juin i8o4 ; il fut l'un des douze prêtres qui accompagnèrent à l'échafaud Cadoudal et ses onze complices et tout porte à croire que pour avoir accompli cette douloureuse fonction de son état, il fut exilé loin de Paris comme le furent plusieurs de ses confrères.
Saint-Côme. — La petite église de Saint-Côme était fermée depuis 1791. Aucun des cinq prêtres qui y étaient attachés n'avait prêté serment ; le curé et le second vicaire étaient exilés ; le premier vicaire Béguinot et le prêtre trésorier Michot avaient continué leur ministère. Ce dernier avait été incarcéré à Saint-Firmin et s'était échappé au moment du massacre ; arrêté une seconde fois le 9 juin 1793, une troisième fois le i3 vendémiaire an 11. et toujours remis en liberté, il avait quitté Paris pour s'établir à Saint-Denis et se consacrer à la direction des Annonciades qui, sous l'habit séculier, continuaient à mener la vie de communauté.
Ce fut dans l'ancienne maison presbytérale de Saint- Gôme que fut ouvert un oratoire ; les deux amis avaient quatre collaborateurs : le mathurin Du val, le dominicain Pétroz et surtout Charles- Auguste Buée, ancien supérieur du Séminaire Saint-Marcel, qu'on