Arch. Nal
a. Ami de la Beligion» t. VU, p. 108.
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Le curé de Saint-Nicolas, M. Gros, et deux de ses prêtres avaient péri dans les massacres de septembre ; les autres vicaires avaient aussi refusé le serment et il ne s'était trouvé pour jurer à Saint-Nicolas que des religieux ou des prêtres habitués incapables de prendre la direction de la paroisse sous le nouveau régime. 11 fallut donc composer un clergé en prenant des prêtres dans les paroisses supprimées: le curé élu en 1791 était l'ancien premier vicaire de Sainte-Madeleine-dans-la- Cité; il se nommait Charles-.Vlexandre Brongnard. Nous avons vu* qu'en brumaire an II, il refusa de fermer son église et qu'il fut aussitôt mis en prison ; renvoyé devant le tribunal révolutionnaire, il fut condamné à mort et sut mourir en prêtre.
Le premier vicaire de M. Brongnard était aussi venu de la Madeleine, il se nommait Denis Thibault et se rétracta avant la Terreur ; en 1796, il était desservant de la paroisse de Clamart.
Le second vicaire, Gilles Martin avait été chapelain de r Hôtel-Dieu ; il s'était également rétracté de bonne heure et Pierre-Cyprien Le Monnier l'avait imité en 1795. Il n'y eut, à vrai dire, qu'un seul membre de la communauté assermentée de Saint-Nicolas qui ait fini mal : Jean-Pierre Larigot, originaire de Coutances, Avait quitté Paris en 1791 pour devenir vicaire épiscopal du Calvados, où Fauchet emmenait tous les Normands qui étaient disposés à le suivre. Larigot ne resta d'ailleurs pas longtemps à Bayeux ; il quitta Fauchet pour s'attacher à Tévêque constitutionnel de TAriège,