GOBEL, EVÊQLE DE PARIS
féréc : sur les i4o ou plulot iGo cvequcs de France ^ il n'y avait que quatre des chefs de diocèse ayant prêté le serment; or le cardinal de Briennc, archevêque de Sens, Jareiite évêque d'Orléans et Savine, évêque de \ iviers se refusaient, pour des raisons que j'ai analysées ailleurs^, à conférer cette institution ^. Quant à Maurice de Talleyrand il était démissionnaire de son é%èché*. Il y eut ainsi un moment où tous les diocèses de France, sauf trois, furent regardés comme vacants, et on put se demander comment l'épiscopat allait se continuer dans l'figlise constitutionnelle, puisque les
I. On parait ignorer généralement le nombre précis des évéques français en 1791, et si les auteurs sont généralement en désaecortl entre eux, ils le sont aussi a>ec la vérité. L'ouvrage de M. Armand Bretlc (Recueil de dociimenls relatifs à la convocation des Etals-Généraux en I7H9. Paris, i8o'i, I, /i76-5a3), nous permettra de résoudre ce petit problème.
M. Brrtte compte 1/17 é\échés ayant tout ou partie de leur territoire en France ; mais 7 de ces éxécbés ayant leur ville épiscopale hors de France (Tournai, Ypres, Liège, Spire, Trêves, Uâle, (icnèxe), il reste i/io évéques français. Or, en i7«)i, 3 étaient morts : ceux de Bellcy, Lodèvc et Quimper; il restait donc 187 é\èques titulaires.
1| faut y ajouter les évéques démissionnaires., au nombre de 3 (M. Brcttc en compte 7, mais deux moururent en i7ot')'> les évoques coadjutcurs et auxiliaires, qui étaient 11. et les simples é>éques in partibus, dont 7 figurent dans VAlmanack royal de 1789.
L'épiscopat français se composait donc, en 1791, de lOo prélats dont 7 prêtèrent serment : le cardinal de Brienneet son neveu Martial de Loménie, Jarente, Sa\ine, Talleyrand, Gobel et Miroudot.