‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 63 sur 364 · P'isnni, Répertoire, 3i-t · texte numérisé non relu

P'isnni, Répertoire, 3i-t

3. Jarente répondit à ceux qui lui demandaient de les sacrer : « Nous jurons, mais nous ne ^acrons pas. »

!i. Voir : Bern. de Lacombe, Talleyrand, vréijne d'Autan. Talleyrand, élu en jan\ier 1791 administrateur du département de Paris, a^ait iiivotpié une prétendue incompatibilité pour donner >a démission de l'évêclié d'Autun.

3ia GOBEL, ÉVÊQLE DE PAUIS

trois seuls assermenlés ne consenlaicnl pas à imi^oser les mains à leurs nouveaux collègues, élus de la Nation. Gobel et Miroudot étaient sans doute évêqucs, mais év(kiues sans juridiction ; k la rigueur, ils jx)u\ aient sacrer, mais non pas conférer l'institution canonique, transférée par la constitution du Pape aux évoques ; leur demander de communiquer une juridiction qu'ils n'avaient jamais possédée, c'était excéder les limites de la vraisemblance et ridiculiser les nouveaux administrateurs des dioceîses. L'Asscml)lée, mise au courant par le Comité ecclésiasti(|ue des diiïlcultés que rencontrait l'application de la loi, avait essayé d'y porter remède en votant quelques décrets de circonstance^. Après le refus d'institution de la pari des anciens métropolitains et é>éques, refus constaté par le ministère de deux notaires, l'élu devait se présenter devant le tribunal civil et introduire une demande d'appel comme d'abus, et, si le tribunal jugeait l'appel recevable, il commettait un autre évéque pour donner l'institution *. C'était une manière de sortir d'embarras, k condition cepeii- j danl de trouver un évéque disposé à prêter son miuis- I 1ère : or, nous a\ons vu qu'il n'y en avait pas. H semble

1. Vrlicli's 3 à lo du dcVnîl dc"s l'i et i5/j^ novembre 1790, intiTpivtant la c^nstiliilicjii civile ((luiciiard, op. cit., secl. Il, 13G-1311). l.a conslitiilion rivilo dut èiro encore retouchée, quant aux élections et consécralioiisi épiscopalcs par les décrets des 7/y janvier ((Jnichard.o/i. rj7., sect. II, i7.S), -m/Û) février (//>/(/., nji), i/()inans (ibid., njî), 10-20 niar^ (Jbid., n)l\), 25-3o mars (^ibid., iy7), 4/0 avri (ibid.. njS). 12 avril/ij mai 1791 (i6/(/., aoo).

2. Si le lril)unal jugeait que le relus d'instilulion était fondé,

lo département convoquait de nouvcviu les électeurs pour reconi- | mcncer une éleclion, L'auloriti* judiciaii*e était donc ap|u^lée h j décider souverainement de»i mérites ou démcriti'»^ des élus.

(JOriEL, ÉVÊQC'K DE PARI!* «3 13

(|u'n un moment, on so crut dans la nécessité de se rabnllre sur (iobel et Mirondot; mais Maurice do Talleyraiid finit par se dé\oner : en acceptant la conimissi(»n, il lirait d'embarras une église pour laquelle il n'éprcunaîl cependant aucune bien^eilIance. Ce fut donc h lui (pie se présentèrent les premiers élus et ce ^rand pince-sans-rire les examina sur la foi et sur les nidMirs. puis leur délivra une patento d*ortliodo\ie et de niortllité qui constituait l'investiture léfjale ^

Une fois l'investiture reçue, les évoques n'avaient plus qu'à se faire sacrer ; la précédente dilîlculté allait ho miouveler quand Tnlleyrand consentit h pousser la complaisance jusqu'au bout. ÎSe soutenant qu'il avait ie(;u le caractère épiscopal, il procéda le si'i février, dauî* l'église de l'Oratoire, rue Î^aint-Ilonoré, au sacre do MaroUesct d'Kxpilly* élus dans les départements de r Visiie et du Finistère ; (Jobel et Miroudot l'assistaient, faute d'autres*; puis il abandonna définitivement l'état ecclésiastique et passa la main à Gobol. Celui-ci,

I, Tanryranil sVst lonjçuoniont cxpliquô sur cet acte dont il a cnteiulti pn-ndrr toute la rp^^ponsabilité, et dan)* sa Icttrr au l^ape, iVrito on i83S, il n''|M'lt' qu'il rnïvait servir aln^l l'Ej^lisr d«» France i*n lVmi)ècliant de tomber dans le presbytérianisun* (H. de La- (dinbe, op. cit.

•3. Ce sacre fui fait en se (-(informant exactement aux rubrl(pies du Pontitical ; on n'omit que la lecture d(»s Bulles et la promesse de nd('lit(* au Pape, qui, nV'lant pasdes cén'monics ess(»nti(»lles, ne pouraiefit entacher de nulliti* la cons(Vratlon. \ussi,on n'a jamais cou lesté !!<'• ri en se m eut la valid(t('' des cons(''cralions (>piscopales des évA(pies conslllutionn(ds et des ordinations qu'ils firent par la snlle. M. F)mery y a^ail envo>é deux de s(!s i';lè>es, suni<iamnieut versf'îs dons la IUur^i(>, Ii-s abbés de Sambucy et Lejrrit. (pii suivirent allenli>ement l'onice et attestèrent que les rite* n(''C( •isaires avaient (Ht'' suivis. {Me ilt' M. lùnrry. I. i.'tcî.)

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