‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 65 sur 364 · I. CiatilluTot, op. Ht., l'M)S(î., i()3 sq · texte numérisé non relu

I. CiatilluTot, op. Ht., l'M)S(î., i()3 sq

•j. \nnnU*if raUwUqiws, rûdiîît'L's par l'abbù de IJotilofriie, lll

:\. Orcrot. Mir les siMninairos, m dôrpiiibn*/^ janvier 1791 ((îiiichard, np. rii., socl. H, 17J-177).

L ORfJlNIS \TÎON DE? PAIlOISSES 317

Int pour devenir \icaire épiscopal d'un aiilro OralorJen à Vrras. Membre de la Convention, de» Cinq-Cents, il fut l'un des principaux acteurs de la Révolution de brumaire, et l'un des rédacteurs de la constitution de l'an Mil. 11 avait absolument oublié qu'il a>ait appartenu h l'Église. Il mourut en i84o, ayant été professeur au (Collège de France, membre de l'Institut, deux fois ^arde des Archives nationales, jusqu'à i8i5, et depuis i83o.

Lorgnmmiion des patolsses.

Le diocèse constitutionnel de Paris avait donc un évrque, des vicaires épiscopaux, des professeurs de séminaire; les paroisses arrivaient h se pourvoir de curés, mais où va se recruter le clergé des »^3 paroisses?

Nous avons vu que sur 718 prêtres employés dans le ministère paroissial, 291 refusèrent le serment en janvier 1791, et que 4a() le prêtèrent, dont -i/i curés. <^uo devinrent ces 4^6 ecclésiastiques?

J'ai dressé, d'après les comptes de l'administration départementale, la liste h peu près complète du cler^ré paroissial de Paris à la lin de cette année 1791. Klle comprend au moins, de juillet 1790 à octobre 1791, ceux qui, touchant le traitement légal, avaient affaire avec le bureau de comptabilité. Ce traitement ét^iit à Paris de 1.000 livres pour les simples prêtres, de 1.800 pour les seconds vicaires, de i.ioopour les premiers et de (i.ooo pour les curés.

Sur les 5oo noms ([ui figurent siu* ces listes, il y en a A'jD qui avaient jlué à Paris quelques mois avant, une

QifS L onovxrs vTio> pes paroisses

containo de religieux, qualro ou cinq prêtres ordonnés par GobeK et environ i qo venus à Paris ou admis dans les paroisses depuis la prestation du serment.

Ce chiffre de ooo prêtres constitutionnels pour la seule ville de Paris paraît énorme, et il n'est pas complet. Kn y joignant les vicaires épiscopaux. les professeurs de séminaires ou de collèges, les aumôniers des hôpitaux ou hospices el les prêtres attachés aux paroisses sans recevoir un traitement du département, nous arriverions sans doute à 800. \ous sommes loin des estimations où on avait l'habitude de se tenir quand on écrivait l'histoire avec du sentiment. Pour les r>oo prêtres employés dans les paroisses, et occupant un emploi rétribué, il n'y a pas à discuter : leurs noms figurent tout au long, i\ côté de la somme payée, sur les registres départementaux, qui sont à la disposition du premier venu au dépôt du quai Henri IV.

Nous avons dit que sur ces 000 prêtres assermentés. 375 étaient déjà employés dans les paroisses de Paris avant de prêter serment, mais ce n'est pas 275 qui avaient juré, c'est /ia6. Que sont devenus les lôoautres!*

Quelques-uns étaient retournés dans leurs diocèses d'origine, soit pour y prendre un emploi de curés assermentés, soit pour y remplir auprès des évêques élus par le peuple les fonctions de ^icaires épiscopaux '. p]n province, encore plus qu'à Paris, il y eut une disette de prêtres capables d'être associés à Tadminis-

I. Tels sont : MM. Boursier (Aiibo). Porlallic (Calvados), Res- Rpjon (lx)irc- Inférieure), Aul3u^houx (Lozère), Audrein (Morbihan). Mabille (Nord), PouUard (Orne), Devaux (Seine-et-Marne).

LES nKTRACT VTIOXS - 3 1 ()

tralion diocésaine, et c'est à Paris que. les nouveaux i'v(*ques essayaient de se pourvoir de sujets assez au courant de la nouvelle organisation pour les assister dans les mille détails de la mise en pratique. J'ai cité les doléances de l'évéque Lemasle, du Morbihan, qui se |)laint d'être arrivé trop tard à Paris, pour pouvoir en ramener des collaborateurs dont il a le plus grand iK'soin ; les plus capables étaient déjà pourxus et ceux (|ui restaient laissaient plus ou moins à désirer soit sous le rapport de la doctrine, soit du coté des moMirs K Ces prêtres de Paris, retournés en province, sont assez nombreux; on en trouve un certain nombre qui sont cités dans les monographies diocésaines parues depuis «pielques années ; d'autres nous sont connus par les l)apiers du cardinal Caprara à qui ils allèrent demander ral)s^)luti(>n après la signature du Concordat.

Les rétractations.

Mais il est une autre catégorie d'assermentés qui disparaissaient des listes du clergé jureur ; il ne faut pas iï's passer sous silence, car ils sont assez nombreux ; c(» sont ceux qui, avant juré, se sont vite réliactés.

Même a>ant que fussent connus à Paris les Brefs de Pie VI, qui condamnaient formellement la Constitution t'ivile, plusieurs des assermentés avaient réfléchi ; peut- <Mre l'exemple de la résistance donné par des prêtres ïprils aimaient et estimaient, les avait fait rentrer en Hix-mêmes ; peut-être des ambitions irréalisées les

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