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,V»ai,ïTION DE LA llOYVrTÉ 269
lai5. L'anniversaire du i4 juillet avait été Toccasion de violentes manifestations. On pétitionnait ouvertement pour demander l'abolition de la royauté et Pelion, maire de Paris, avait présenté lui-même, le 3 août, les IHlilions des sections de la capitale. L'idée républicaine progressait à vue dœil, et si, le ioaoût« quelques centaines de royalistes fidèles se firent tuer en défendant les Tuileries, ce fut un simple incident qui n'avança ni ne recula la terrible échéance devant laquelle allait sombrer ce qui restait de Tancien iT^Mme *.
tk>mme on pouvait s'y attendre, les ennemis du clrri^ré prétendirent que les prêtres insermentés avaient pris les armes et combattu contre le peuple dans la journée du lo août. De même, en i83o, il se trouva des jîons pour dire qu'ils avaient vu les chanoines de N<»tre-Danie tirer sur le peuple pnr les fenêtres de J'archevêché. Pour accréditer celte légende, on citait df»s noms : notamment celui du P. Lenfanl, ancien ji'^suileel prédicateur très connu : on avait, disait-on, trouvé son corps parmi les cadavres des défenseurs du château; or, le P. Lenfant n'avait pas été tué aux TuiJeries, le loaoût, puisqu'il fut massacré à l'Abbaye, \o i septembre. D'autres avaient vu porter au bout d'une pique la tête de l'abbé Ringard, curé insermenté de Saint-Germain-l'Auxerrois, et cependant, c'est seuleniont en 1799 que M. Ringard mourut en Belgique où il avait émigré. Tous ces récits inventés à plaisir
I. Tliicrs, H évolution française, t. Il; 1. VII. — Darcstr, Histoire 'if France^ VII, 353-36o. — Avilard, op. cit., ai 3.