‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 2)Chapitre 92 sur 364 · ABOLITION DE LA ROYAL TÉ · texte numérisé non relu

ABOLITION DE LA ROYAL TÉ

avait découvertes aux pays lointains du Mississipi ; personne ne contestait leur existence, mais le tout étail d'en tirer parti. La guerre imminente avait niulliplié les dépenses ; les approvisionnements militaires amenaient la raréfaction des denrées sur les marchés, et de nouveau le spectre de la famine se dressait menaçant. Eniin des bruits sinistres, colportés par les malintentionnés, surcxcilaien! les esprits les plus timidesel exaspéraient les plus exaltés.

(Irise religieuse : le Veto opposé par le roi Louis \VI à la loi de déportation était exploité à la fois par les ennemis de la monarchie et par ceux de la religion. Refuser de sé\ir contre ceux qu'on commençait à appeler les ennemis du dedans, c'était pactiser avec les ennemis du dehors: être les protégés du plus impopulaire des princes, c'était pour les prêtres insermentés une cause nouvelle de discrédit. Et ainsi, le roi et le clergé non-jureur allaient se faisant mutuellement du tort auprès des masses ignorantes mais passionnées.

Le roi, en essayant de fuir pour rejoindre Bouille et les étrangers, avait perdu ce qui pouvait lui rester de ildéles dans le peuple. L'Vssemblée avait décrété la suppression de sa maison militaire ^ et l'avait remplacée par un coips de lo. ooo fédérés qui devait camper autour de Paris ; c'était le placer sous les baïonneltes de SCS plus Aiolenls ennemis. 11 avait donc refusé sa sanction. Malgré ce refus, les gardes nationales dos départements avaient envoyé des détachements, au y)roniier rang desquels figuraient les fameux Marseil-

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