‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 3)Chapitre 114 sur 146 · Vie (le M. Einery, I · texte numérisé non relu

Vie (le M. Einery, I

2. JiL, I, 38O. Peu après, M. Dubourg fut envoyé on Amérique; après avoir été le premier évcîque de la j\ouvelle-()rléan>, il fut choisi en i82() pour occuper le siège épiscopal de Montauban, et mourut en i833, comme il venait d'être transféré à l'archevêché de Besançon.

1f)ll LES ARRESTATIONS

ôlaionl dans la maison avaient eu le temps de s'enfuir par la maison des Philosophes, où est aujourd'hui la Solitude, et de gagner l'extérieur par une issue qui n'était pas encore gardée. M. Le Gallic, s'avançant audevant des envahisseurs, leur demanda très civilement s'ils avaient des pouvoirs pour s'introduire ainsi dans une maison particulière ; il leur représenta que, pour agir légalement, ils devaient se faire accompagner })ar le maire de la commune. — a Le maire ! répondent les fédérés, qu'avons-nous besoin de 'lui ? Qu'est-ce qu'un maire? » — « Si c'est ainsi que vous l'entendez, je n'ai rien à vous répondre. )) Le chef de la bande envoya chercher M. Duclaux, pendant que ses hommes pouisuivaient dans le jardin les prêtres et élèves qui y prenaient leur récréation. D'autres pénétrèrent dans la maison des Philosophes, qui communique, par une porte avec le parc du séminaiie; le Supérieur, M. de Cussac, les voyant venir, cherche à s'éciiapper par la porte qui avait déjà servi à plusieurs des séminaristes, mais, moins leste, il. est facilement rejoint et arrêté, avec un diacre, M. de Havinel, qui l'accompagnait'.

On prend les noms et qualités des prisonniers, qui sont une vingtaine et on leur annonce qu'ils vont être conduits à Paris, à l'ilotel de Ville, où ils auront à rendre compte de leur conduite. Pour compléter son œuvre, le chef de la bande envoie une partie de ses hommes à la maison de retraite, ditedeSaint-Françoisde-Sales. destinée aux prêtres âgés ou infirmes ; le supérieur était M. Menuret, ancien curé de Montélimar ;

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