‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 3)Chapitre 115 sur 146 · I. T7(' de M. Emery, I. •3 88-'îf)i · texte numérisé non relu

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LES ARKESTATIO>S 295

il avait une dizaine de pensionnaires, an\(jnelss'étaienl joints depuis quelques jours quelques prêtres que la persécution avait obligés à chercher un asile. Les fédérés les arrêtèrent tous et les conduisirent au Séminaire pour les réunir aux autres prisonniers ^.

C'est alors que survint le maire d'Issy : c'était un épicier, nommé Gogue, révolutionnaire assez modéré, qui voyait dans les habitants des maisons religieuses des clients pour le commerce local et des contribuables dociles chaque fois qu'il avait à lever quelque taxe patriotique. 11 connaissait M. Duclaux depuis longtemps et lui voulait du bien. \e pouvant sauver tous ceux qui étaient entre les mains des fédérés, il essaya d'obtenir au moins la liberté de M. Duclaux : il se mita parlementeravec la bande; représentant que le séminaire contenait un mobilier considérable, et que, si personne ne restait pour le garder, des objets précieux ne manqueraient pas de disparaître, il ajouta qu'il déclinait toute responsabilité si un ou deux des prêtres n'étaient laissés comme gardiens. La foule qui s'était amassée et où se trouvaient quelques amis de M. Duclaux, se mit à crier : « Qu'on laisse M. Duclaux! » et les fédérés y consentirent ; ils rendirent aussi la liberté à M. Le Cîallic, à raison de son grand âge et à un séminariste, M. Courtade, qui était malade 2.

Tous les autres furent mis en rangs et prirent le chemin de Paris, escortés par les fédérés marchant au pas. au son du tambour. Il y avait parmi les prêtres de Saint-François-de-Sales des vieillards infirmes, qui ne

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