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!f)6 LES VUUESTVTIOS
ponvaiciil pas suivre cette allure ra})i(le, et on les poussait rudement à coups de crosse pour les faire aller plus vite. L'abbé de Kéravenant, \icairede Saint- Sulpice, s'était trouvé pris avec les autres au séminaire, parce qu'il était venu remplacer chez les clercs à Saint- Sulpice M. Dubourg, parli pour Paris cinqjours avant. Indigné des brutalités exercées contre de pauvres vieillards, il ne put s'empêcher de protester énergiquement ; le chef de la bande court sur lui le sabre à la main ; M. de Kéravenant, voyant sa dernière heure venue, se jeta à genoux, ouvrit son Nouveau Testament, et attendit le coup de la mort. Son bourreau l'épargna et un massacre général fut évité; mais depuis qu'on avait passé les barrières, une foule houleuse s'était mise à suivre le cortège en poussant des cris de mort. Si une victime était tombée, c'eût été le signal d'un carnage. On continua à suivre la rue de Sèvres au milieu des vociférations et des blasphèmes. En arrivant à la Croix- Rouge, la bande s'arrêta : l'Hôtel de Ville était encore loin ; les malheureux prêtres étaient à bout de force, et il semblait impossible de les arracher aux gens qui voulaient les lanterner. Prenant donc à droite, par la rue du Yieux-Golombier, les fédérés poussèrent leurs victimes jusqu'au Séminaire, et les remirent à la section du Luxembourg. Il était 9 heures du soir ; après un interrogatoire sommaire, les prisonniers furent conduits aux Carmes, où ils entrèrent à 1 1 heures du soir. La pliqiart d'entre eux n'en devaient pas sortir vivants ^ Les séminaristes (|ui n'étaient