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tait de vouloir que l'Etat ne prît pas parti dans les querelles confessionnelles et qu'il fût libre à chacun de professer sa religion. Lors de la rédaclion de la déclaration des Droits de l'Homme, l'évêque de Clermont, M. de Bonal, avait demandé qu'on la fît précéder d'une adhésion explicite à la foi catholique. Mirabeau et le ministre calviniste Rabaut-Saint-Etienne combattirent cette motion et, après une longue et inutile discussion, on s'en tint à la formule vague : « Nul ne « peut être inquiété pour ses opinions, même rcli- (( gieuses^. o
Comme première conséquence pratique de ce principe, on vota la loi qui abolissait toutes les inégalités politiques et sociales qui avaient subsisté pour motif de religion. Malgré les discours de l'abbé Maury, on adopta, en décembre 1789, les conclusions du comte de Glermont-Tonncrre en faveur de l'admissibilité des protestants à tous les offices publics. — Necker, l'idole de l'Assemblée, n'était-il pas protestant 2? — En janvier 1790, l'abbé Grégoire obtint la même liberté pour les Juifs ; mais, par une restriction qui paraît une in-