‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 3)Chapitre 5 sur 146 · LES ÉGLISES PAROISSL4.LES · texte numérisé non relu

LES ÉGLISES PAROISSL4.LES

face à la roule, pendant que par derrière s'étendent les jardins et les champs. Seul le faubourg Saint-Antoine s'était beaucoup développé afin de donner un abri aux ouvriers attirés par la multiplication des manufactures. Ainsi, pour me résumer, il y avait une population extrêmement dense dans la partie centrale, et très clairsemée quand on sortait du polygone formé par le quartier des Halles, la rue Montmartre, les boulevards, la Bastille et Fx^rsenal, sur la rive droite, et sur la rive gauche, par la montagne Sainte-Geneviève et le faubourg Saint-Germain. On comprend que la répartition des églises paroissiales ait été influencée par ces groupements inégaux.

Les églises paroissiales.

Pour répondre aux besoins religieux de 600.000 Parisiens, il y avait, en 1789, cinquante-deux églises paroissiales. On en comptait dix dans la Cité, une dans l'île Saint-Louis, seize dans la ville proprement dite, neuf dans l'Université et seize dans les faubourgs.

Sur les dix églises paroissiales de la Cité, neuf ont complètement disparu ; supprimées en 1791, elles ont été transformées en logements, ateliers ou magasins et démolies : Sainte-Madeleine en 1794, Saint-Germain-le- Vieil en 1796, Sainte-Croix en 1797, Saint-Pierre-des- Arcis en 1812, Saint-Landry en 1829, Saint-Pierre-aux- Bœufs en 1887 ^ et Sainte-Marine en 1867. Elles s'éle-

I. Lors de la démolition, la Ville de Paris acheta le portail de Saint-Pierre-avix-Bœufs pour l'appliquer sur l'une des façades de Saint-Séverin.

Page 1