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LA CONSTITLTTON CIVILE KST VOTEE 171
lioniiairo: nous les avons vus, après le Serment du Jeu (le Paume, marcher à la tête du parli qui était prêt à toutes les concessions et travailler inconsciemment à détruire tous les piivilèges de leur ordre. Ils n'étaient pas révolutionnaires, mais c'étaient de ces hommes de tiers parti qui, de capitulation en capitulation, en viennent à sacrifier leurs amis et leur devoir, et qui, par un illusoire optimisme, s'imat^inent que les loups ont les dents moins longues quand on est allé hurler avec eux. Dans cet état d'esprit, ils ne pouvaient donner au roi la force d'ame dont ils étaient eux-mêmes dépourvus ; une lettre fut écrite au Pape, le 38 juillet 1790^, pour lui exposer les difficultés qu'il y aurait à résister, et la réponse n'arrivant pas aussi vite qu'on l'attendait, le roi se décida, la mort dans l'ame, à faire de la Constitution civile une loi de l'Etat 2. L'archevêque de Vienne n'assistait pas au conseil du 24 août où fut prise cette funeste résolution ; il était déjà atteint de la