‹ L'église de Paris et la Révolution (volume 3)Chapitre 78 sur 146 · y ouvelles ecclésiastiques, 3 juin i7ij · texte numérisé non relu

y ouvelles ecclésiastiques, 3 juin i7ij

2. Bnij!:i(.Te, ciiréde Saint-Piuil, avait publié sans sifrner, en 1793, un vigoureux pamplilel intitulé : Le nouveau Luther, ou te prêtre Aut)ert convaincu par les lois d'être un concuhinaire scandaleux. (Bibl. Nal., J.-i -;■>.;-.)

.H. Hêclamation des curés de Paris, adressée à tous les évêques de Franre. Ces ([ualrc curés représentaient, dans le corps des curés do Paris, l'élément janséniste, et le cclibat ecclésiastique n'eut pas <lc défenseurs plus convaincus. Le .Hi janvier 1790, les Nouvelles errlcsiastiques consacrèrent un lonjç arlichî à la motion de l'abbé Cournand. et vouèrent son auteiir au mépris et à l'indignation publique. (Jrégoire avait publié, dès le mois d'octobre 1790, son gros volume sur La discipline de l'Ef/lise sur le mariage des prêtres, \olMme (pi'il a remanié, selon son habitude, avant de lui donner

m: maiu\c;e des prêtres

taircs fiircnl arrêtés, incarcérés aux Madeloiuictles, puis à TAbbaye et à Sainte-Pélagie et déférés au tribunal révolutionnaire, comme ayant contrevenu à la loi qui punissait de déportation sur la côte d'Afrique quiconque avait voulu empêcher, quiconque avait même critiqué le mariage des prêtres. Mahieu se défendit piteusement, en disant qu'il avait signé sans lire, et que mieux renseigné, il avait demandé à retiier sa signature, mais qu'on lui avait répondu qu'il- était trop tard*. Les trois autres ne se dérobèrent pas aux responsabilités d'un acte de courageuse indépendance. Quand ils comparurent devant le tribunal, leur avocat, le jurisconsulte Agier, plaida qud leur acte était antérieur à la loi qu'on prétendait leur appliquer '^ ; et en même temps, l'abbé Audrein, vicaire épiscopal de Vannes et membre de la Convention, faisait voter le 13 août une loi interprétative qui mettait à néant les poursuites antérieures à la loi du 19 juillet ivgS'*^. Les quatre inculpés furent donc renvoyés des lins de la plainte le i3 août 1793.

Nous n'en sommes pas moins en mesure de constater quel fâcheux état d'esprit était celui d'une importante fraction du clergé constitutionnel. Nous comprendrons ensuite comment se produisirent les révoltantes défaillances qui discréditeront à jamais rp]glisc des constitutionnels.

sa forme définitive sous ce titre : Histoire du mariage des prêtres. Paris, 182G.

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