Ibid., i8:j
/(. Ibid., 18G.
LA Qt ESTION DE ï/ÉTAT-CnTL 353
aboutit 1. Ce n'est qu'en juin qu'on reprit la question l'occasion d'un contre-projet déposé par Goliicr, I député d'Ille-et-Yilaine, le futur membre du Directoire. Le projet de Gohier est le premier en date de ceux qui font de la Aie du citoyen ime suite de fêtes patriotiques. Gohier avait composé tout un rituel : l'autel de la Patrie devait être élevé dans toutes les communes de France et orné d'inscriptions symboliques : devant cet autel, on promulguerait les lois en présence de toute la population ; puis on y administrerait les divers sacrements de la religion laïque : déclaration des naissances, inscription des jeunes gens de 17 ans sur les rôles de la Garde nationale, et des mêmes à 30 ans sur le tableau des citoyens actifs : mariages, divorces, sans doute, éloge des morts. Le Comité d'Instruction publique aurait à élaborer le programme des solennités qui indiqueraient aux populations le caractère de ces divers actes de la vie civique ; des chants a analogues à la circonstance », seraient exécutés par les citoyens et citoyennes ^. On a vu rééditer toutes ces simagrées sous le Directoire.
L'Assemblée repoussa le projet de Gohier, mais vota, le 30 septembre 1793, une loi qui, à quelques détails près, est encore en vigueur aujourd'hui. Les registres paroissiaux, qui contenaient les archives de l'état-civil devenaient inutiles, ils durent être versés par les curés dans les dépôts publics. Ils constituent, pour l'historien, un trésor d'une valeur immense, une mine iné-
1. Aiilijni, o/>. cil., i(S(). — Edmc Champion, op. cit., 201. — Alb. Mailliez, Lu TUéoplùlanlropie cl le cullc décadaire, l^aris, 190^1, 17.