REUNION DU CONCILE I
malade, il écrivit que, faisant une fatigante tournée dans la partie allemande de son diocèse, il se recommandait aux prières de ses confrères ^ ; les confrères commentèrent ce sans-façon assez aigremenl.Voifiu s, de Dijon, avait emporté du concile de 1797 des souvenirs qui Tempêchèrent de revenir en i8or. Nicolas, de Nancy, était malade ; plusieurs méridionaux avaient reculé devant la longueur du voyage et s'excusèrent. L'abstention la plus remarquée et probablement la moins regrettée fut celle de Clément ; il ne communiqua avec le concile que par des écrits rédigés dans une langue procédurière. On lui donna acte de ses réserves et protestations et on n'essaya pas de le faire changer d'avis 2.
Le clergé de Paris avait choisi pour son député Clausse, desservant de Notre-Dame ; six autres prêtres parisiens siégèrent comme procureurs : Paul Baille t pour Orléans, Juglar, pour Soissons, Brugière, comme l'un des députés des Vosges, Levrard avait reçu les pouvoirs de Gausserand d'Albi, Mahieu, curé de Saint- Sulpice, représentait le clergé du diocèse, nouvellement annexé, deMayence. Enfin, Orange, le secrétaire des « Réunis « avait la procuration de Mauviel. qui s'était embarqué six mois avant à destination de Saint- Domingue.
Grégoire, exploitant les relations très étendues qu'il avait hors de France, s'était flatté de faire venir au concile quelques-uns des évoques étrangers dont il