I. Registre du Presbytère, 10 octobre et suiv
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la Saint Pierre, pourquoi ne pas fixer la réunion du concile de la province à la semaine précédente ? Cela lui éviterait un double déplacement et une double dépense. Royer ne demandait pas mieux.
Le synode de Paris fut donc renvoyé au vendredi après la Fête-Dieu, et le concile au mardi suivant: par suite d'une nouvelle manœuvre de Clément, le concile s'assembla à Meaux le t3 juin 1801, puis il fut transféré à Paris où il fut clôturé le vendredi 16. Clément, mécontent du peu de cas fait de ses lumières, s'était abstenu d'y assister.
En province, il ne s'était produit aucune dilliculté ; il fut tenu une cinquantaine de synodes» et, dans quelques-uns, les prêtres constitutionnels étaient venus en grand nombre, formant autour de leur évêque une assemblée imposante *.
Dans toutes les métropoles, sauf h Reims et peutêtre à Aix, il y eut des conciles qui durèrent chacun environ une semaine. On trouve dans les Annales de la Religion les actes de plusieurs de ces conciles et il faut reconnaître qu'il y fut fait beaucoup de travail 2.
1. Il est à remarquer que dans les diocèses où l'évèquc légitime avait interdit la promesse de fidélité, les constitutionnels étaient les maîtres de toutes les églises et avaient dans le peuple la grosse clientèle des gens qui tenaient à entendre la messe le dimanclie, bonne ou non. — C'est ce qui se passait, par exemple, à Lyon, à Saint-Dié, à Montpellier, à Carcassonne, à Tarbes, etc..
2. Besançon, 3i août 1800 {Annales de la Religion \I, 182 ; XII, 103-172); Bourges, i4 septembre (XII, C7-99); Rouen, G octobre (XIÏ, 2/19-299); Carcassonne, 19 octobre, pour la iirovince de Toulouse et qui se termina par le sacre de Bclmas, donné comme coadjuteur au vieil évèque Besaucèle (Xll, i/jS-i/j;; Mu-fihS).
178 RÉU:fION DU CONCILE
Le concile national se réunit sous la présidence de Le Coz, métropolitain de Rennes, qui avait déjà présidé le concile de 1797. Les séances solennelles avaient lieu à Notre-Dame ; les réunions particulières, d'abord chez Royer, au Cloître Notre-Dame, puis, quand ou fut plus nombreux, à Saint-Sulpice*.
Trente-neuf évêques y assistèrent 2 ; il y eut de plus sept procureurs d evêques absents et douze députés d'églises sans évêques. Vingt-cinq départements ne furent pas représentés. Une quarantaine de prêtres accompagnèrent leurs évêques comme délégués du clergé ou simplement comme secrétaires ; les assistants ayant voix délibérative ne furent pas beaucoup moins de cent.
Parmi les absents, il faut noter Thuîn, qui s'abstint parce qu'il était mécontent ; il envoya sa procuration à Ponsignon, secrétaire de Clément. Diot. de Reims, avait été quelque peu mis en pénitence par ses prêtres à cause de ses faiblesses du temps de la Terreur 3 ; il fui remplacé par deux de ses vicaires épiscopaux. Servant et de Torcy *. Francin de Metz ne se dérangea pas pour venir à Paris, et, pour qu'on ne le crût pas
1. Les procès-verbaux originaux existent eh double exemplaires : l'un a été versé par Le Coz à la Bibliothèque Nationale ; l'autre est entre les mains de M. Gazier qui m'a fait l'amitié de me le confier à diverses reprises. — Ces procés-verbaux ont d'ailleurs été insérés intégralement dans les Annales de la Religion.