‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 115 sur 286 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. La police ne paraissait pas suivre très attentivement ce nui se passait au concile : sans cela elle n'aurait pas rédijçé le rapport qui suit : « Il règne au concile une très grande division; elle a pour « motif la question du mariage des prêtres. Cîrégoire est à la tète « du parti qui est pour Tafllrmative et Royer est le chef des « opposants. Ceux-ci sont les plus nombreux. — Les insermentés « tournent en ridicule le décret sur l'obéissance due au gouverne- « ment; ils disent qu'ils n'admettraient point une pareille propo- « sition à moins qu'elle ne soit conçue dans ces termes : nous ne « promettons l'obéissance aux pouvoirs temporels que dans les « choses que la loi divine permet. » (Arch. Nat., F*^, 8829, 21 messidor). La dernière partie n'était pas absolument inexacte.

l88 CATHOLICISME DU CONCILE

Après avoir pris leurs garanties du côté de la puissance séculière, il fallait se mettre en règle avec la spirituelle. A la séance d'ouverture du 29 juin, les « pères » avaient émis la profession de foi de Pie IV. Qui aurait osé contester leur orthodoxie après cette manifestation ? Ils étaient bien véritablement catholiques et parla étaient confondus leurs calomniateurs. Il est vrai que dans la séance de la veille il avait été convenu que cette profession de foi serait faite « dans le sens où elle a toujours été entendue par l'église gallicane » ; cela rendait la paix aux consciences de ceux qui, par exemple, en leur qualité de bons gallicans, ne recevaient pas les décrets du Concile de Trente*.

De même, dans le décret sur la soumission due aux puissances, il était dit pour commencer : « Fermement « attaches à TÉglise catholique, apostolique et ro- (( maine, centre de l'Unité, nous confessons que le (( Pape, en qualité de successeur de saint Pierre, est (( le Chef visible de TEglise, le premier vicaire de « J.-C. le père commun des fidèles ; nous lui recon- « naissons et révérons en lui la primauté d'honneur et (( de juridiction, les droits et prérogatives que lui « assurent dans l'Église les Saintes Écritures et la ïra- « dition » (il faut noter cette réserve finale, qui excluait le magistère souverain des Papes). Voici l'article suivant : « Dépositaires fidèles de la doctrine cons- « tamment professée par nos pères, nous protestons « de notre attachement inviolable au droit canonique

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