‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 144 sur 286 · I. Pancemont à Dernier, 6 novembre (B. IV, 35o · texte numérisé non relu

I. Pancemont à Dernier, 6 novembre (B. IV, 35o

3. B. IV, [^2b D. ; les liésitations de M. de Jiiigné sont décrites dans la correspondance de M. Emery avec M. de Baiisset, évêqiie d'Alais, qui résidait à Villemoisson, en Seine-et-Oise.

l'archevêque de paris a35

« tera à demander ma démission, quelles que soient « les représentations et observations que lui feront ou « que lui ont faites mes collègues. Elle est maîtresse de (( regarder ma lettre comme une démission * ».

Dans une lettre adressée au Pape le i5 novembre, M. de Juigné promettait sa démission, mais avec la réserve que cette démisâion ne serait valable que pour le cas où le Concordat recevrait effectivement son exécution 2.

A Paris, où on tenait à faire aller les choses rapidement, on s'empressa d'enregistrer cette démission comme pure et simple et de l'annoncer dans le Moniteur du 38 novembre. Mais on apprit bientôt que, cédant aux remontrances qui lui avaient été faites, le prélat avait fait démentir la nouvelle dans la Gazelle fTAugsbourg '^,

Le Nonce, le Légat, les vicaires généraux de Paris lui demandèrent compte de ses tergiversations, et le 3i janvier 1802, en termes à peu près explicites, M. de Juigné renouvelait sa démission en ajoutant que le journaliste avait parlé sans y être autorisé et qu'il croyait s'être mis complètement en règle avec le Pape par sa lettre du i5 novembre*.

Comme on l'avait prévu, cette démission triompha

i. n. IV, /iSo 11.

2. Cette démission n'avait pas été acceptée à Rome parce qu'elle était conditionnelle (Di Pielro à Consalvi, 7 janvier; Consalvi à Caprara, 18 mars. H. Y, iia).

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