‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 171 sur 286 · M»"" DE BELLOY · texte numérisé non relu

M»"" DE BELLOY

du Légat des pouvoirs d'administrateur apostolique pour le diocèse de Paris, afin d'assister le vieil archevêque * .

Bernier, coadjuteur ou simple auxiliaire, n'avait pas perdu l'espoir d'occuper prochainement le premier siège de France : Mgr de Belloy était nonagénaire ; lui avait à peine quarante ans ...et pourtant ce fut Bernier qui mourut le premier.

Avant d'instituer un évêque, le Légat devait faire procéder à ce qu'on appelle les « informations canoniques ». Quatre témoins sont cités: deux doivent dire ce qu'ils savent de l'élu ; on leur demande quelques détails sur les antécédents du candidat, son savoir, sa doctrine, ses aptitudes, en un mot tout ce qui est pour ou contre sa nomination. Les deux autres témoins donnent sur le diocèse à pourvoir les indications qui permettront au Pape, ou à son délégué, de signaler au nouvel évêque les réformes à introduire, les lacunes à combler et les abus à réprimer.

Pour Mgr de Belloy, on entendit comme témoins « de la personne », Bernier et Antoine de Sambucy, prêtre de Saint-Sulpice ; comme « témoins du lieu » M. Emery et le curé de Saint-Sulpice*. Tout s'étant passé selon les formes, le Légat signa les lettres d'institution, reçut la profession de foi et délivra la patente.

1. Ce mandat ne tarda pas d'ailleurs à lui être retiré (B. V, 263 n.).

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