‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 177 sur 286 · I. Caprara à Consalvi, f\ avril (B. V · texte numérisé non relu

I. Caprara à Consalvi, f\ avril (B. V

a. Annales de la Religion^ XV, 91-95.

CAPRAHA ET BEHNIER aSi

Après avoir longuement discuté, Portails finit par accepter une formule différente, que lui proposaient les constitutionnels ; en apparence, elle ne renfermait rien de répréhensible, mais elle était beaucoup moins explicite ^ Bernier se chargea de faire admettre ces changements par le Légat : « Votre institution, lui disait-il, n'étant que provisoire, Sa Sainteté sera juge définitif ....vous jx>uvez donc, par une indulgence provisoire, nous tirer d'un pas difficile 2». Mais le Légat répondait que l'institution qu'il donnait était celle du Pape et n'avait rien du caractère provisoire que Bernier lui prêtait gratuitement : une fois accordée l'institution ne pouvait être enlevée ^ : « ces évêques qui marchandent ainsi leur soumission se prétendent disposés à montrer une « véritable obéissance » ; qu'ils prouvent la sincérité de leur obéissance en se soumettant aux conditions que le Pape leur impose ». Bernier se retira sans avoir rien obtenu.

Peu d'heures après, ce fut Portalis qui se présenta chez le légat ; il lui dit que la promesse que proposaient les constitutionnels était équivalente à celle qu'on essayait d'obtenir d'eux : « en refusant pour des motifs mesquins, vous arrêtez net l'œuvre de pacification religieuse et si ce malheur arrive, on dira que tout a échoué à cause de vos exigences inexcusables ». — « Si demain vous n'êtes pas revenu à de meilleurs sen-

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