Arch. Nat., A.F, IV, i
a, DiUionrmre 4'kistoire€t de géographie ectlésiasUqaes^ art. Abrial Revue de l'histoire de VégUsede France y t. 1, p- 29/1.
3. jPolviJMiow, avril igio, p. 3 26, et Renie de Ckistoire de V église de France, t. Il, p. 89.
3l4 L£S VICAIRES GÉNÉRAUX
comme ancien constitutionnel que M. Abrial fut imposé à Tarchevêque de Paris. La volonté du Premier Consul était qu'un certain nombre de places de vicaires généraux, de chanoines et de curés fussent réservées à d'anciens assermentés et il n'est pas admissible qu'il eût toléré une infraction à cette règle à Paris même, où les constitutionnels défendaient avec âpreté les quelques privilèges qu'on leur avait garantis K Ce qui confirme encore cette opinion, c'est que, M. Abrial étant mort dès le i4 janvier i8o3, on lui donna pour successeur, le i5 février, Antoine Lejeas, religieux de Gîteaux qui, en 1791, étant chapelain des Dames de l'Abbaye de Saint-Antoine, à Paris, avait spontanément été prêter serment auquel il n'était nullement tenu ; ancien constitutionnel, il remplaçait M. Abrial, assurant ainsi la représentation dans le conseil épiscopal de l'élément assermenté.
Le troisième vicaire général était un Marseillais, M.Jean-François Demandolx^. Né en 17^4, il avait été chanoine et vicaire général de Marseille, et, en venant à Paris, Mgr de Belloy l'avait amené avec quelques autres provençaux. Quelques mois après la Concordat, Mgr du Coiiet de Lorry ayant renoncé à l'évêché de La Rochelle, M. Demandolx fut choisi
1. M. Boulay de la Meurthe pense aussi (B. V, aoS n) que M. Abrial avait véritablement prêté serment.
2. Ce nom est cg^alcment écrit : de Mandolx ou encore de Demandolx ; pendant la Révolution, ta loi sur les titres nobiliaires avait interdit les particules ; les uns l'avaient supprimée
M. Malaret) d'autres l'avaient amalgamée dans leur nom (le citoyen Debelloy) et en général l'orthographe des noms de famille avait subi des variations qui déroutent les chercheurs.
LES SECRÉTAIRES 3l5
pour lui succéder : il fut sacré à Notre-Dame le 2 février i8o3; son passage à Paris avait donc été de très courte durée ^ .
Il fut leniplacé comme vicaire général par M. Etien no- Parfait-Martin de Morel de Mons-Villeneuve, né à Aix le i8 août 1752, qui, avant la Révolution, était vicaire général de Viviers 2.
C'est aussi du Midi que vint le premier secrétaire de l'archevêché, M. Raymond-Gautier, qui, en 1796, n'avait pas craint de traverser toute la France pour aller retrouver son évêque retiré à Chambly et obtenir de lui la permission de se faire ordonner ; muni du dimissoire de son ordinaire, M. Raymond-Gautier se présenta à Mgr de Maillé qui lui conféra en quelques jours les trois ordres sacrés. M. Raymond-Gautier ne resta que quelques mois à Paris et retourna dans son pays ; en 1838, il devint archiprêtre de la Major à Marseille.
Le secrétaire de Mgr de Belloy fut alors M. J.-B. Achard^, originaire lui aussi de la Provence, et l'autre secrétaire de l'archevêché fut un Parisien, M. Pierre- Louis Buée, dit le Jeune, car il avait deux
1. M. Demandoix fut transféré au bout de deux ans à révéclié d'Amiens, il y mourut le i4 août 1817 (Ami de la Religion, {. XIII, /i2 et 92 ; l'Episcopat français, 5a'i et iii.
a. M. Morel de Mons fut nommé en i8o5 évêque de Mende; en 1821, il fui transféré à rarchevèchc d'Avignon; pair de France en 1827, il mourut le 4 octobre i83o {l'Episcopat français, 352 et -92).
3. L*abbé AcharJ, originaire du diocèse d'Aix, fut ensuite secrétaire général de Tarchevéché de Paris et chanoine titulaire; il mourut en 1820.
3l6 LE CHAPITRE
frères, plus âgés que lui dans le clergé de Paris. En 1790, il était chanoine de Saint-Benoît ; il n'émigra pas et exerça son ministère dans le quartier de Saint- Médard, en s'exposant à de continuel dangers ; chanoine honoraire en i8o3, chanoine titulaire eu 1806, il vécut jusqu'au 28 juin 1837 ^
Le Chapitre métropolitain.
Au moment du Concordat le nom de chanoine faisait peur et c'est sous le titre de « prêtres métropolitains » que furent installés les premiers membres du Chapitre.
Trois éléments contribuèrent à le constituer : on prit des chanoines d'avant la Révolution, des ex-constitutionnels, puisque telle était la volonté du Premier Consul et enfin des provençaux, attirés par la confiance et l'amitié du nouvel archevêque.
Sur les Da chanoines qui occupaient en 1790 les stalles de Notre-Dame, beaucoup étaient morts ; deux d'entre eux, MM. Radix et d'Autichamp, avaient été guillotinés à cause de leur attachement au sanctuaire vénéré à l'ombre duquel ils avaient cru pouvoir continuer leur vie de prière et de recueillemertt 2. MM. Chillaux-Desfieux, sous-chantre, Camiaille, chambrier, et Gourdon de Floyrac, ancien vicaire général, ne reçurent que le titre de chanoines honoraires ; M. de la Fage, après avoir refusé l'évêché de Mont-