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I. De Gilbernatis. Eustachio Degola, aS-a/i

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Neuf furent d'anciens émigrés; vingt furent choisis parmi les prêtres qui n'avaient pas quitté la France ; sur ces vingt, dix-huit étaient des Parisiens. Les curés de Saint-Paul (M. Bossu), de Bonne-Nouvelle (M. Favre) et de Saint-Côme (M. de La Roue), n'étaient revenus qu'en 1801 ; de même que M. Tinthoin, professeur à la Sorbonne, M. Greuzard, premier vicaire de Saint- Jean-en-Grève, et M. Poilevin, premiervicaire de Saint- Paul. En tête des non-émigrés figure M. de Pancemont qui, à vrai dire, était sorti à plusieurs reprises de France, mais qui s'était arrangé pour disparaître incognito ; de loin comme de près, il n'avait pas cessé de diriger un clergé do choix qu'il avait su former à son image. Elevé à l'épiscopat, il dut abandonner sa chère paroisse, mais nous avons vu qu'avant de s'en aller, il fut le principal arlisan de la reconstitution du personnel ; si nous ne le savions pas, nous pourrions le deviner e» lisant la liste des curés nommés en 1802, car on ne peut pas dire que M. de Pancemont n'avait pas songé à caser ses amis ^

M. Marduel était un peu dans le cas de M. de Pancemont. On a dit qu'il émigra en Suisse, en Angleterre ; on a même raconté un voyage assez romanesque en Amérique. Il est certain que chaque fois que la police voulut l'arrêter, elle né le trouva pas, mais il n'était peut-être pas aussi loin qu'on le supposait... dans la

I. M. de Pierre, nomme à Saint-Sulpice, M. de Jerphanion, à Saint-Germain-rAuxerrois, M. de Voisins, à Sainl-Etienno-du- Mont, M. Dessaubaz, aux Missions, M. Levis, à Saint-Gormain-dcs- Prés ; auxquels on pourrait joindre M. G. de Sambucy, qui aurait été curé des Carmes, si la paroisse avait été maintenue et M. de Kéravenant qui ne fut pas curé de Saint Germain-des-Prés parce qu'il ne voulut pas l'être.

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banlieue de Paris tout au plus, ou bien sur la paroisse même, caché par des amis discrets. Dès Noël 1800, il avait repris la direction de son église qui fut considérée comme la cathédrale aussi longtemps que Notre- Dame fut occupée par Royer et ses prêtres.

Le maintien de M. Marduel à Saint-Roch s'imposait ; les curés émigrés furent au contraire replacés dans d'autres églises que celles qu'ils administraient avant 1791 : Saint-Côme et Sainte-Marie du Temple avaient disparu ; M. de la Roue devint curé de Notre- Dame et M. de la Quesnoy curé de Saint- Antoine. M. Favre trouva son église de Bonne-Nouvelle administrée par un prêtre éminent, M. de Cagny, qu'il ne pouvait être question de déplacer : en compensation, il reçut la cure de Saint-Laurent. Quant à M. Bossu c'était le type de ces émigrés pour qui rien n'était censé avoir pu se passer depuis douze ans ; il trouvait sur le territoire de son ancienne paroisse des centres religieux fortement constitués : Les Minimes, l'Oratoire Guéménée, Saint-Ambroise de Popincourt, mais continuant à se prévaloir de ses anciens droits, il ne tint aucun compte de leur existence, sinon pour aller y affirmer ses droits en y exerçant une juridiction quelque peu problématique. Pour couper court à ses revendications, on le nomma curé de Saint-Eustache, en lui assignant un territoire bien délimité en dehors duquel il ne trouverait pas l'occasion d'exercer son esprit processif.

Dix chefs d'oratoires devinrent curés ; M. Duval, de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, M. Flure, de Saint- Nicolas-du-Ghardonnet, M. Lenganey, de Ghaillot, succédant à M. Magnelin, nommé à Neuilly et M . de

Cagny, qui avait racheté et restauré de ses deniers, puis rouvert la vieille église de Bonne-Nouvelle ; il faut ajouter trois religieux : M. Bonnier, capucin, à Saint-Louis-d'Antin, M. Rivière, augustin, aux Petits- Pères et M. Dubois, lazariste, à Sainte-Marguerite. Enfin M. Bertier, qui administrait Téglise de Saint- Marcel, remplaça le clergé constitutionnel à Saint- Médard. M. deLaleu céda la paroisse de Saint-Eustache à M. Bossu et permuta avec lui en devenant curé de Saint-Paul. M. de Ramond-Lalande avait dû quitter la Sainte-Chapelle, supprimée comme paroisse le jour où Notre-Dame ne fit plus une église des assermentés ; il devint curé de Saint-ïhomas-d'Aquin.

J'ai dit que cinq vicaires de Saint-Sulpice devinrent curés ; M. de Goy, vicaire de Saint-Roch, fut chargé d'organiser la paroisse nouvelle de l'Abbaye-aux-Bois et M. Mireurqui exerçait dans cet te chapelle fut envoyé comme curé à Saint-Ambroise.

Pour compléter le corps curial, on appela quelques prêtres étrangers par leur origine au diocèse de Paris : M. Marest fut placé à Notrc-Dame-de-Lorette, M. Costaz à la Madeleine, M. Moyrou à Saint-Vincentde-Paul et M. Desmarest à Saint-Benoît.

Ainsi complété le collège des cuiés de Paris s'eflbrça de reprendre et de renouveler les fortes traditions qui avaient fait l'honneur de leurs prédécesseurs^.

1. En ce qui conc?rnc les cures de banlieue, la part des ex-constitutionnels fut plus large que dans Paris, puisqu'on en trouve à peu près h sur 7.

Sur 77 paroisses rétablies, 75 furent pourvues en 1802 (Glamart et le Boiirget ne le furent que plus lard). 11 y eut 17 curés

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