‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 206 sur 286 · L.\ MADELEINE · texte numérisé non relu

L.\ MADELEINE

périale. Ce fut cependant un prêtre étranger au diocèse qui en fut le premier curé : Benoît Costaz, né le 27 février 1761, à Belley, avait émigré d'abord en Savoie, puis, lors de l'invasion française il était pass en Suisse et de là en Piémont. Venu à Paris en 1800, i avait exercé dans la capitale jusqu'au jour où sa parenté avec l'un des familiers du Premier Consul lui avait valu de devenir le curé de la première paroisse de Paris.

Malheureusement, cette « première paroisse » n'avait pas d'église. La vieille Madeleiiie de la Ville-rÉvêquc était démolie ; la chapelle des Bénédictines où M. Portalier avait rétabli un service paroissial en 1795 était

Ciiaillot à Neuilly ; Salmon, de Saint-Denis à Saint-Ouen, Frizon, de Bellcville à Ctichy, Margarita, de Saint-Laurent à la Villettc).

Sur ces 3o nominations, a/( favorisent des constitutionnels, mais qui, à trois ou quatre près, s'étaient déjà mis en règle, quelques-uns depuis dix ans.

Pour les ho autres cures, 20 furent données à des prêtres du diocèse (9 assermentés et iG insermentés) qui étaient restés à Paris pendant la Révolution, et une quinzaine à des étrangers (8 assermentés et 7 insermentés). Pour les autres, les renseignemonts me font défaut

Sept cures furent confiées à des religieux, dont 3 à des Bénédictins: D. Verneuil, prieur de Saint-Denis, maintenu à Saint- Denis, D. Dumoitiez (Belleville), et D. Hersecap (Chevilly) : un carme, M. Emery (Gharonne) un prémontré, D. Berthérand de Longpré (Montmartre, puis Chaillot, puis chanoine titulaire); deux franciscains, MM. Brocard (Nanterre) et Costes (Villetanouse); aucun n'avait prêté le serment constitutionnel.

Dans ces nominations faites un peu à la hâte, il se glissa quelques incapables et même quelques indignes, qui furent promptement éliminés; mais co furent de rares exceptions et en général, les paroisses de la banlieue du diocèse furent pourvues de pasteurs excellents, et tellement attachés à leurs paroisses que, pour la plupart, ils y resteront jusqu'à leur mort.

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