SAINT-ROCH
Deuxième Arrondissement.
Saint-Roc h,
La paroisse de Saint-Roch est probablement celle où le Concordat amena le moins de changement. Le curé, M. Marduel, avait depuis longtemps repris toute son autorité, à supposer qu'il y eut un moment où il l'ait perdue.
Aux fêtes de Noël de 1801, l'église était comble et un rapport de police signale avec mauvaise humeur une file de trente voitures bourgeoises stationnant à la porte pendant toute la matinée; un membre du Tribunat en grand uniforme donnait la main à la dame qui faisait la quête pendant la grand'messe.
Le personnel était au complet; si M. de Goy avait accepté la cure de TAbbaye-aux-Bois, M. de Boisnantier avait refusé celle de Sa int-Sé vérin pour rester vicaire à Saint-Roch. Le premier vicaire, M. Pomicr^, qui était attaché à la paroisse depuis trente-sept ans, allait pendant trois années encore continuer ses fonctions avec une ardeur juvénile ; MM. Fayon, Paradis. Aubert, Caussin persévéraient dans leur attachement à la paroisse. M. Mary restait prêtre sacristain et trésorier, justifiant la confiance que M. Marduel avait mise en lui le jour où, obligé de disparaître, il lui avait confié le titre de curé intérimaire.