‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 212 sur 286 · I. Né à Saint-Flour en · texte numérisé non relu

I. Né à Saint-Flour en

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Le clergé de Saiiit-Roch se composait de deux vicaires, de dix pn^tres « adminislraleurs des sacrements », c'est-à-dire pourvus des pouvoirs spirituels et de dix autres prêtres qui aidaient le clergé proprement dit pour la partie matérielle du service.

La création de deux succursales (Notre-Dame de Lorette et les Filles Saint-Thomas) n'était pas pour satisfaire M. Marduel qui jugeait que le champ de son activité n'avait pas besoin d'être réduit. Il affectait de traiter les deux succursalistes comme de simples vicaires ; il aura avec eux plusieurs conflits qui montrent seulement que s'il était fort jaloux de son autorité, ce n'était qu'alin d'atteindre plus d'âmes et de faire plus de bien.

Il n'en est pas moins vrai que si M. Marduel avait le don du commandement, il usait de ce don d'une façon parfois absolue et intransigeante. On se souvenait encore du refus de sépulture qu'il avait opposé avant la Révolution pour un officier qui avait été tué à la salle d'armes et auquel il prétendait étendre l'excommunication qui frappait les duellistes. Une autre affaire de refus d'obsèques religieuses fit voir que M. Marduel ne s'était en rien relâché de la rigidité de ses principes.

Le i6 octobre 1802, mourait une artiste de l'Opéra Mademoiselle Chameroy, dont personne n'a prétendu que la conduite ait toujours été exemplaire ; le curé de ^aint-Roch décida que les obsèques de cette comédienne ne seraient pas célébrées dans son église. Les camarades de la défunte avaient espéré qu'on ne ferait pas revivre contre eux des règlements qu'ils croyaient

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