‹ L'église de Paris et la revolutionChapitre 213 sur 286 · SAINT-ROCH · texte numérisé non relu

SAINT-ROCH

définitivement abolis ; ils n'entendaient pas que rÊglise les traitât comme des parias. Ils voulurent protester bruyamment et le convoi funèbre se présenta à réglise escorté par une foule énorme ; c'est quand il fut bien constaté que M. Marduel refusait de le recevoir qu'on se rendit aux Filles-Sain t-ïhomas où tout était préparé pour une cérémonie religieuse que le desservant avait accepté de faire.

Un mouvement d'opinion, auquel un certain cabotW nage n'était pas étranger, se manifesta aussitôt contre M. Marduel; on parlait ni plus ni moinsde le faire des.tituer et enfermer dans une prison d'État : les plus modérés pensaient que l'archevêque devait l'envoyer finir ses jours dans une maison religieuse.

M*"^ de Beltoy, qui n'aimait pas les éclats, mais qui était l'ennemi de toute mesure violente, crut suffisamment réprimer l'intransigeance du curé de Saint-Roch en lui donnant l'ordre d'aller faire trois mois de retraite dans un séminaire. Il n'est pas certain que M. Marduel ait fait cette retraite, mais il s'abstint pendant un trimestre de paraître officiellement dans son église et le principe fut sauvé. Cet incident grossi par la mauvaise foi cessa d'intéresser le public au bout de très peu de jours, mais il avait permis aux ennemis de la Religion de manifester ouvertement des sentiments que jusque-là ils avaient cru plus prudent de dissimulera

I. De Lanzac de Laborie. Paris sous Napoléon, t. IV. — F'^ 8703; aO, 28 et ïQ vendémiaire; 6 brumaire an Xi; F' 383i, 25, 26, 3o vendcm. — Moniteur, 3o vendémiaire.

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